Photo : résidence Kaolin 2022-2023

RÉSIDENCE DE RECHERCHE « KAOLIN » 2023

Hubert Duprat ©Frederic Delpech

Hubert Duprat, artiste invité de la promotion 2023.
La résidence est placée sous sa conduite et encadrée par une équipe pédagogique, Martin BOURDANOVE, enseignant, coordinateur de la résidence, Guy MEYNARD, responsable de l’atelier céramique, Gilles BONNETAT et Juliette LEPETIT, techniciens d’assistance pédagogique.

Hubert Duprat est un chercheur éclectique sensible à l’énergie de l’origine qui propose une expérience inédite pour chaque nouvelle œuvre dans l’attente d’un émerveillement retrouvé. Son goût pour les constructions minérales ne l’empêche pas d’associer les êtres vivants ou végétaux qui offrent une antériorité originelle. Cet érudit sait piocher dans ce que la nuit des temps sait offrir de précieux et de magie. Artiste invité de la nouvelle résidence de recherche Kaolin proposée par l’ENSA Limoges, il convie les chercheurs investis dans le champ de la céramique à replonger dans les origines de la matière, celle qui s’extrait du fond de la terre et qui reste à transformer.  Si elle nous attache à une histoire ancestrale, elle trouve également sa place dans l’expression d’aujourd’hui. C’est cette quête que les 5 résidents sélectionnés pour ce nouveau programme pourront mener avec Hubert Duprat. Ce dernier donne ainsi le ton : « Au moment où débutait l’exploitation du kaolin à Saint-Yrieix-La-Perche (vers 1770), les substances tirées du sol étaient appelées fossiles. Ce terme recouvrait aussi bien les matières formées dans la terre que les corps étrangers, ensevelis accidentellement. 200 millions d’années plus tôt, une météorite  de taille imposante s’écrasait non loin de Limoges et  métamorphosait les roches terrestres,  créant une brèche appelée impactite. C’est ce à quoi j’ai pensé lors de l’invitation qui m’a été faite au projet Kaolin à nous de concevoir la suite.»

LA RÉSIDENCE DE RECHERCHE :

Cette résidence se déroule de janvier à septembre 2023 dans les ateliers de céramiques (porcelaine et terre). Elle accueille des artistes et des designers impliqués dans le champ de la céramique.

LA Promotion 2023, AVEC :

Diplômé en 2020 de l’École nationale supérieure des beaux-arts (ENSBA), Lyon.

Le travail de Gauthier Andrieux-Cheradame investit le langage sculptural à différentes échelles et au travers de divers matériaux, bois, céramiques, papier, ready-made. S’intéressant à des formes issues et produites par le travail et le domaine de la construction, on peut y observer des analyses formelles et poétiques de rapport de force. C’est une production plastique qui cherche à se construire comme champ lexical, raisonnant par analogie avec les formes et les sujets, permettant de créer des ponts entre les domaines, les applications, les usages, les noms, les mots. Reflétant un intérêt pour le vocabulaire technique comme dénomination pragmatique de réalité physique, les gestes se situent autant au niveau matériel que langagier à l’aide de glissements, de pas de côté qui permettent de briser une impression de frontalité. On trouve un regard sur la pesanteur des objets, leurs incarnations en tant que densités dans des mécanismes de forces inhérents et séculaires. Une réflexion sur nos certitudes quant à la normalisation de notre environnement, une appropriation du domaine public, une déconstruction structurelle des formes structurantes.

Diplômé, en 2021 du pôle de formation de la Maison de la Céramique du Pays de Dieulefit et  en 2020 du Diplôme des métiers d’art (DMA), option céramique, Antibes.

Quelles relations existe-t-il entre la céramique et le sol ? Quel lien reste-t-il entre l’objet, sa présence, la matière qui le constitue et le paysage dont il nait ? Ces questions me viennent d’un rapport simple avec la terre. Mes récoltes de matériaux me lient aux lieux, aux spécificités de chaque argile, chaque roche. Je m’efforce de retrouver le lien perdu entre le sol – le sous-sol, la géologie, et au-delà un paysage qui a forgé les générations qui y ont vécu – et la céramique.

Diplômée en 2017 de la Haute école des arts du Rhin (Hear), site Strasbourg.

Elise Grenois est une artiste multi-matériaux, Ses productions alliant bronze, paraffine, cristal ou même laque, s’inscrivent dans un champ de recherche processuel.
Elle s’intéresse notamment au moulage, qui lui permet autant de multiplier et d’accélérer la dégradation –DokLe paysage d’après que de figer le temps, en conservant des éléments voués à disparaître Espace Intermédiaire n°2 et 3, Titre indéterminé, espace adapté, Sous les cerisiers-. 
« Les matières périssables me fascinent, ce qui mue, ce qui meurt, ce qu’il en reste. » 

Diplômée en 2019 de l’École supérieure d’art et de design (l’ESAD-Talm), site Angers.

A travers une pratique de sculpture, d’installation et d’édition, Améliane Jouve interroge le caractère éphémère et transitoire des lieux et des corps.
Inspirée par la cartographie et le tracé des frontières, elle place, dans un premier temps au centre de sa démarche, la notion de limite, sa construction et son franchissement. Traverser, outrepasser, franchir… Elle s’intéresse, à présent, à une autre forme de passage : celui vers l’au-delà. La disparition du corps, son oubli, mais aussi le nouvel écosystème qui émerge sont des thématiques que l’on retrouve dans ses œuvres.
Ses installations sont généralement vouées à disparaître, posant la question du rôle de témoin face à un événement périssable. »

Diplômée  en 2021 de L’École nationale supérieure de création industrielle (l’ENSCI-les Ateliers), Paris.Sacha Parent est une jeune designer travaillant entre Paris, Nantes, et Arles.

Elle a travaillé pendant deux années pour le Studio Bouroullec où elle a été l’assistante de Ronan Bouroullec. Aujourd’hui, elle collabore avec l’Atelier LUMA. Ce laboratoire de recherche en design développe des solutions locales pour une transition écologique, économique et sociale en pays d’Arles. Là-bas, elle développe des recherches autour de la laine et du sel.
Parallèlement, elle développe du mobilier bois et paille de seigle pour la maison d’édition marseillaise OROS.
Elle fait également partie du collectif Bureau Pilote, rassemblant designers, artistes, et architectes, dont l’objectif est de partager un « goût du faire soi-même ».
À mi-chemin entre objet et sculpture, elle continue de mener ses propres recherches liant matière et technique de mise en forme. Elle aime notamment explorer les possibles du verre, de la céramique, mais aussi du plâtre et des fibres végétales comme la paille de seigle et l’osier. Elle développe ainsi un projet autour de ce qu’elle nomme « les entités géométriques matérielles », quête volumique qui lui permet de développer des objets narratifs entrant en cohérence avec les matières qu’ils investissent. 

ENSA LIMOGES | Campus de Vanteaux | 19, avenue Martin Luther King | B.P. 73824 | 87038 LIMOGES CEDEX 01 | 05 55 43 14 00

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