Photo : étude pour la construction d'un dôme géodésique

Recherche et formation

L’initiation à la recherche en vue du mémoire

Le mémoire est un moment privilégié de travail sur la pratique personnelle de l’étudiant.

En 3e année, les étudiants sont plus spécifiquement amenés à questionner la place de l’écrit dans leur pratique. Cela les amène à la production d’une édition en fin de 1er cycle. Ce document, façonné dans l’atelier édition-impression, leur permet d’écrire des textes sur leur travail plastique ou sur des expériences professionnelles. Au-delà d’un apprentissage des différents outils liés à l’édition, les étudiants opèrent une projection de leur pensée plastique dans l’exercice de l’écriture. Ce travail pose la question de l’outil écriture : comment, pour un étudiant en école supérieure d’art, s’en emparer, le travailler, pour rendre au mieux ce qu’est une réflexion sur une proposition plastique, voire trouver une forme plastique spécifique, littéraire, cinématographique ou sonore pour en rendre compte. Ce document soutient donc l’élaboration d’une pensée relative aux recherches des étudiants. Il leur permet également d’envisager sereinement l’entrée en 2e cycle et la problématique du mémoire, tout en constituant un atout essentiel en termes de débouchés professionnels ou d’orientation vers des cursus universitaires. Le projet de mémoire doit être présenté dès la fin de la 3e année (L3).

Au début de la 4e année (M1), chaque étudiant est amené à travailler avec un (ou deux) directeurs de mémoire, enseignant de l’école, praticien et théoricien. Chaque binôme ou trinôme ainsi créé met en place sa propre dynamique de travail, qui offre à l’étudiant un suivi régulier. Ces temps individuels sont enrichis de 8 séminaires mémoire par année universitaire. Les étudiants sont alors réunis en groupes d’une dizaine et présentent l’évolution de leurs recherches à deux ou trois enseignants qui ne sont pas leurs directeurs, ce qui permet un autre regard et un recul parfois nécessaire sur leur travail. À partir des recherches effectuées tout au long de la 4e année, et des écrits qui en découlent, un travail de mise en page, de maquettage et de graphisme est mené. Il permet à l’étudiant de penser la restitution plastique et éditoriale de ce travail de mémoire. L’objet appuie ainsi les écrits, et inversement.

Dans les cas optimaux, par exemple celui d’un étudiant formé préalablement à la mise en page (BTS, L3, etc.), ou qui décide de mettre à profit les ressources de l’Ensa pour initier ou développer ce goût, le travail d’écriture du mémoire et la prise en considération de sa forme plastique, du livre qui peut être produit, peuvent être concomitants. L’élaboration de l’objet mémoire ne se fait alors pas en deux temps, conformément à un ruissellement « idée > forme » ou « cerveau main », mais bien simultanément, à l’instar d’un authentique travail éditorial.

Des cours de design graphique, des cours d’histoire de l’art et de la philosophie de l’édition, du livre et des arts imprimés sont donnés tout au long du cursus et profitent à ces étudiants, qui se déterminent plus particulièrement à des prises de position artistiques vis-à-vis de l’édition.

Les modes d’investigation et de recherche se diversifient : la présence d’une bibliographie est obligatoire, la lecture étant essentielle, mais elle peut être accompagnée d’autres sources comme l’entretien, le travail plastique, l’enquête de terrain ; autant de méthodes de recherche différentes auxquelles les étudiants sont initiés au cours du cursus.

Bien que la forme académique soit privilégiée, d’autres formes de mémoire sont envisagées : la vidéo, la conférence-performance, un travail narratif et visuel. Cependant, il reste essentiel de présenter une recherche approfondie dans un cadre théorique et pratique cohérent, qui fasse preuve d’un véritable esprit de recherche et d’engagement, d’argumentation et de réflexion.

Le mémoire est au cœur des débats concernant la recherche et la pédagogie, et dans l’optique de renforcer la spécificité de l’école d’art. À la rentrée 2020, afin de couvrir les champs des sciences humaines et des pratiques plastiques, une nouvelle modalité d’encadrement a été mise en place : deux directeurs de mémoire devront systématiquement être choisis, l’un en sciences humaines, l’autre dans les champs des pratiques plastiques.

Initiation par l’invitation régulière de chercheurs à des conférences

Tout au long de l’année, l’Ensa invite des théoriciens, des artistes chercheurs, des scientifiques, etc., à des conférences ouvertes au public dans la limite des places disponibles. Ils viennent transmettre leurs réflexions sur l’art contemporain ou sur d’autres thèmes en relation avec les projets en cours.

Parmi les invitations :

  • Geneviève Fraisse, philosophe et historienne de la pensée féministe, docteure de l’EHESS, directrice de recherche émérite au CNRS.
  • Clara Schulmann, docteure en études cinématographiques, université Sorbonne-Nouvelle, Paris, critique d’art, coordinatrice de projets éditoriaux.
  • Sylvain Piron, historien HDR, directeur d’études à l’EHESS, rédacteur en chef de la microrevue électronique Oliviana, membre du comité de rédaction de L’Homme. Revue française d’anthropologie, membre du conseil scientifique du CLEO (anciennement comité de rédaction de Revues.org).
  • Marc Azéma, docteur en préhistoire, spécialiste de l’art pariétal, chercheur associé à l’unité mixte de recherche Traces (UMR 5608, CNRS-Université de Toulouse Le Mirail-Culture) et au Centre de recherche et d’études pour l’art préhistorique Émile-Cartailhac (CREAP).
  • Thierry Bismuth, docteur en préhistoire, spécialiste du néandertalien, chercheur associé à l’unité mixte de recherche Traces (UMR 5608, CNRS-Université de Toulouse Le Mirail-Culture) ; conservateur du patrimoine, Drac/SRA Nouvelle-Aquitaine.
  • Sylvie Vauclair, astrophysicienne, Institut de recherches en astrophysique et planétologie, professeure émérite à l’université Paul-Sabatier de Toulouse, membre honoraire de l’Institut universitaire de France, membre de l’Académie de l’air et de l’espace et de l’Academia Europaea.
  • Samuel Étienne, directeur d’études à l’École pratique des hautes études, Université PSL-Paris.

Parmi les intervenants réguliers figure :

Corinne Melin, détachée pour une année scolaire (2016-2017) de l’Esa Tarbes à l’Ensa Limoges, docteure en esthétique et sciences de l’art, université Paris 8, membre associé du Laboratoire du geste pour la promotion de la recherche, la diffusion et la création dans le champ des arts vivants. Corinne Melin mène une approche historique sur l’art participatif international des années 1950 à nos jours, et interroge le reenactment dans les pratiques artistiques contemporaines et leur extension dans le champ du numérique. Elle a dirigé échappées, revue d’art et de design de l’ESA Pyrénées – Pau-Tarbes, et l’ouvrage Allan Kaprow, une traversée (L’Harmattan, 2015). Corinne Melin a publié des articles dans de nombreux ouvrages collectifs.

Dans le cadre des journées d’étude, en moyenne, une vingtaine d’intervenants académiques sont par ailleurs invités chaque année, parmi lesquels :

  • Fabrice Flahutez, historien de l’art, cinéaste, éditeur, commissaire d’exposition, expert près Unesco. Professeur d’histoire de l’art à l’université de Lyon Saint-Étienne Jean-Monnet, membre du Centre de recherches Cierec, univ. Lyon- Saint-Étienne ; du Centre de recherches Histoire de l’art et représentation (HAR) – EA de l’université Paris-Ouest- Nanterre-La Défense ; du Centre de recherches sur le surréalisme, Paris-3-Sorbonne-Nouvelle (Mélusine), désormais
  • l’Apres ; du Centre de recherches André-Chastel (Erco – Équipe de recherche en histoire de l’art contemporain (XXe et XXIe siècles), chercheur associé à l’Item (laboratoire du CNRS constitué en UMR CNRS/ENS – UMR 8132).
  • Michel Menu, docteur en physique/optique, HDR, coresponsable de l’équipe de recherche de l’UMR du CNRS à l’École nationale supérieure de chimie de Paris, responsable du département Recherche au Centre de recherche et de restauration des Musées de France (C2RMF), et désormais président de CA de l’Ensa Limoges.
  • Anne Bouquillon, ingénieur de recherche et docteur en géologie au C2RMF, Paris.
  • Mick Finch, artiste chercheur, directeur du BA Fine Art, Central Saint Martins College of Art, Londres.
  • Grégory Busquet, docteur en urbanisme, maître de conférence en sociologie et en études urbaines à l’université Paris Ouest-Nanterre, chercheur à l’UMR CNRS Lavue.
  • Patrick Marcolini, maître de conférence en esthétique à l’Université Paul-Valéry – Montpellier 3, membre du laboratoire RIRRA21.
  • Vanessa Theodoropoulou, docteure en histoire de l’art, professeure d’histoire de l’art à l’ESBA TALM (Angers) et chercheure associée à l’HiCSA.
  • Claire Revol, maîtresse de conférence à l’Institut d’urbanisme et de géographie alpine, membre du Laboratoire Pacte.
  • Frédéric Thomas, chercheur au Centre tricontinental (CETRI) et membre du comité de rédaction de la revue Dissidences.
  • Cristina de Simone, docteure en Études théâtrales, Université Paris Ouest-Nanterre ; dramaturge.

Initiation par la création de programmes de recherche- création liés aux axes de recherche décrits

Les Ateliers de Recherche et de Création (ARCs) sont des instances interdisciplinaires d’enseignement réunissant au moins deux enseignants, à partir d’un intitulé générique qui résume l’axe de réflexion auquel se réfère la construction pédagogique de la proposition.
Les Ateliers de Recherche et de Créations font partis du parcours individualisé de l’étudiant et concernent les années 3, 4 et 5.
L’objectif de ces ateliers est d’initier les étudiants à l’exercice de la recherche en art et en design, en insistant sur la spécificité méthodologique, contextuelle, conceptuelle et pratique d’une recherche.
En ce sens, le contenu des ARCS – même si l’axe thématique qui les anime peut persister plusieurs années – change tous les ans de manière à présenter aux étudiants un renouvellement des contenus et du dispositif d’investigation qui leur est proposé.
Ils offrent un ensemble d’ateliers et de ressources théoriques animés par des workshops, des séminaires, des conférences dont les intervenants, outre les enseignants de l’école, sont des personnalités du monde de l’art et du design, des théoriciens et des chercheurs issus d’horizons disciplinaires différents, et qui interviennent dans le cadre de collaborations ou de partenariats institutionnels et professionnels, au plan local, national et international.
Sous l’appellation ARC, il faut donc entendre des entités pédagogiques dont la liste est évolutive.

Les ateliers de recherche et de création en 2020-2021 :

arcs 2020 2021 artificiumArtificium Peinture : Alain Doret, illustration pour l'Arc Couleurs de l'incertitudeCouleurs de l’incertitude Illustration : capture d'écran Adobe BridgeDépeçage
Photo : dôme géodésiqueÉcriture numérique Photo : visuel ARC Expérience du territoire "ce qui arrive"Expérience du territoire Photo : visuel de l'ARC Faire, exister, un parlement des objetsFaire exister un parlement des objets

photo : Aventure Land / crédit photo : Eric TabuchiLa France à cheval

   

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Image : visuel partenariat et recherchePartenaires et recherche

   

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