Image : visuel de la conférence de Michaël Borras A.K.A Systaime

MICHAËL BORRAS A.K.A SYSTAIME / CONFÉRENCE le 26 nov. à 18h30

Systaime, c’est l’anti-système de l’art. Systaime, aka Michaël Borras, est un pur rejeton du Net, un artiste virtuose du datamoshing, du cut et du remix. Du quoi ? Vous ne vivez pas dans les rets du Web, émoticà´nes et autres favicons ne font pas partie de votre vocabulaire ? Systaime, lui, détrône les icônes de la webculture comme d’autres déboulonnaient les statues de Lénine, Staline ou Moubarak. Sans hiérarchie ni respect, il copie-colle à tout va, use et abuse du foklore informatique, cette culture visuelle qui n’a pas fini de sortir des écrans pour gagner les rues, les modes, les gens.

L’inventeur de la French Trash Touch (entendez un savant mélange de pop culture, net culture, basse et haute culture) est une incarnation vivante et durable du flux. Le flux ? Cet amas continu et quasi infini de datas, ces données en zéro et un de l’univers numérique qui sont la base de toutes les images, vidéos, sons qui circulent sur nos écrans, du téléphone à l’ordinateur. Lolcats et boobs, même combat ! Systaime les passe à la moulinette de ses ciseaux digitaux, concaténant les signaux, signets et symboles de notre culture infiltrée par les réseaux informatiques.

Systaime dé-ménage, dé-senclave, dé-hiérarchise, dé-monte, pour insuffler dans ses images, vidéos, tweetos et autres clips un zeste de l’esprit pirate des pionniers de la cyberculture. Avec brio, brillant, paillettes, et même avec humour ! Sa vie est un flux et son art est un remix du flux. Comment prévoir l’instantané sur flux qu’il aura concocté ? C’est tout aussi impossible que voir la photo de l’instant T à T moins 60 secondes, minutes, joursée¦ Une certitude cependant, sa façon d’investir l’espace fera tache sur le mur des white box, comme un contrepied farceur à cet anti-folklore qu’est l’exposition.

Systaime s’expose et expose le Web, sans écran léché ni dégoulinade de médias clinquants de modernité. Ici seront à voir les échantillons anonymes de nos contenus vernaculaires, des bribes hà¢chées menu de nos addictions numériques, des déchets électroniques recyclés à la Systaime, soit une théorie de fils, de sorties papier, de frames et autres contributions locales. Systaime ne trie pas, il accumule ou saucissonne, égratignant les puissants en les poussant au silence, spammant à tout va pour occuper le terrain du net comme du réel.

L’agitateur historique qui, avec son Super Art Modern Museum (SPAMM), a fait école en exposant en ligne et en ville les petits poucets de la culture numérique, de Caracas à Milan en passant par Bruxelles (et le Net !). Dans le maquis de signes qu’il a déposés, chacun cherchera sa voie, avec pour seuls mantras les conseils subliminaux de Systaime : rejetez le trop lisse et le tout virtuel, oubliez l’uniformisation numérique ambiante, choisissez le bricolo-techno plutôt que le géant de la hi-tech, vivez le flux…

http://www.systaime.com
http://www.spamm.fr

Sur une invitation de Cédric Massart,
Michaël Borras, A.K.A. Systaime, interviendra le mardi 26 novembre à 18h30
dans l’amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau | entrée libre et gratuite

 

More Informations

Systaime, de son vrai nom Michaël Borras est un plasticien contemporain français.

Artiste du multimédia et des réseaux, Systaime est le fondateur du mouvement French Trash Touch créé en 1995, il est un acteur important du réseau artistique alternatif international, de l’art numérique et de l’art en réseau.

Michaël Borras intervient sur de nombreux événements artistiques internationaux en tant que producteur, organisateur, conférencier, commissaire d’exposition et créateur.

En 2011, il est l’instigateur et le fondateur du Spamm : SuPer Art Modern Museum, musée des Arts super modernes.

 De 2012 à 2015, il est également chroniqueur pour l’émission L’Oeil de Links diffusée sur Canal +.

En Mars 2013, il organise l’exposition « Spamm Cupcake » à New York sur l’invitation de Marc Brown.En Juillet 2013, Il réalise le clip « Sexodrome » pour Asia Argento et réalise les visuels lors de la soirée de lancement de l’album « Total entropy » au Silencio ( Club privé de David Lynch ) à Paris. Fin Juillet 2013, il organise avec Miyö Van Stenis et Helena Acosta, l’exposition « Spamm Dulce » au musée d’art contemporain de Caracas au Venezuela.En novembre 2013, il est invité par le ministère de la Culture et de la Communication à participer à la conférence Transmettre la culture à l’ère du numérique.

En 2014, il est à nouveau invité par le ministère de la Culture et de la Communication pour réaliser un workshop dans le cadre de Silicon Valois. En mars 2014, il conceptualise et réalise la série « Dr BooBoo » diffusée sur la plateforme internet, Arte Créative. En juin 2014, il s’associe avec Nicolas Kantorowicz (Sporto Kantes, Ex-Wampas) pour créer : Systaime X Kantes avec Dj Kantes (Nicolas Kantorowizc), ils sont invités par l’Institut Français pour une tournée en Indonésie et en Thaïlande, ils réalisent des lives audio/video dans les villes de Yogyakarta, Surabaya, Bandung, Bali et Bangkok.En juillet 2014, il organise le Festival « Digital Vision ».

En mars 2015 il réalise le clip interactif « BABA » pour le groupe Odezenne, en avril il organise avec Helena Accosta et Alan Schaffer l’exposition « Spamm Of Virtualism » à Babycastles Gallery à New York, à la galerie EKLUZ à Paris et à l’Electromuseum à Moscou, en simultané. En juillet 2015, Systaime remixe les Eurocks, en réalisant une performance évolutive in situ et sur les réseaux durant le festival « les Eurockéennes de Belfort » en collaboration avec l’Espace Multimédia Gantner.

En avril 2016, il est invité par la School of the Art Institute of Chicago pour présenter son travail au cours d’une conférence et d’un live Audio/Video. Début mMai 2016, il présente son solo show « Curating Money » à la galerie Jed Voras à Paris et simultanément, dans une simulation en miroir de l’exposition réalisée par Ellectra Radikal dans le monde virtuel du métavers à Francogrid. En mai 2016 il participe également au Festival d’Arts Digital d’Athènes en Grèce. En juin, il participe à la vente aux enchères MAT (Mouvement Art Technologie). En septembre 2016 il participe à l’exposition collective « Ways of Something, Dreamlands » au Whitney Museum of American Art à New York, il participe également à l’exposition « Une Journée de Coïncidences » à la galerie Plateforme à Paris. En octobre 2016, il expose à Variation Media Art Fair 2016 à la Cité internationale des arts à Paris. En 2017, il participe à la Biennale « WRO Media Art » à Wroclaw en Pologne. En mai 2017, Il organise l’exposition « Spamm Power » qui sera présentée en ligne et en physique dans différents pays. Fin 2017, il est invité en résidence par The School à Hasselt en Belgique, il présente également deux Solo Shows à Arles durant le Festival Databit Me et à Lisbone à la Galerie Zaratan. En 2018 il est invité par L’EP7 pour un Solo Show à Paris, il est également invité par le centre d’art L’unique à Caen pour une exposition solo et une exposition itinérante collective.Il participe également aux festivals Intramurs à Valencia, Far Off à Cologne et Ars Electronica en Autriche.

En 2019, il présente deux Solo Show à Londres, à Arebyte Gallery ainsi qu’au Watermans Arts Centres. Il participe à Artrooms Fairs, Free Vision of the Best Digital Sub/Culture à Rome en Italie, à l’ International Festival of Creativity, Innovation & Digital Culture, à Santa Cruz en Argentine. Il participe également a la conférence Blockchain : Usages et perspectives à la Maison de l’UNESCO à Paris.

Mardi 26 novembre à 18h30 | Amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau | entrée libre et gratuite


ENSA LIMOGES | Campus de Vanteaux | 19, avenue Martin Luther King | B.P. 73824 | 87038 LIMOGES CEDEX 01 | 05 55 43 14 00

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