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Industrie(s) culturelle(s), travail et création : quelques figures pour penser leur actualité 

Le 19 septembre 2012

Au départ la notion d’industrie culturelle : Elle apparaît chez Theodor Adorno et Max Horkheimer dans Kritik der Aufklärung (écrit entre 1941-1944, paru en 1947). Aujourd’hui on nomme du terme d’industries culturelles, un secteur économique et d’activités où, aussi bien les institutions publiques – dont les écoles d’art par exemple – que des organismes ou des entreprises privées sont parties prenante. Plus généralement, si l’on sait que la production artistique ou intellectuelle fréquente depuis longtemps ou a été incluse dans les processus de production capitaliste de type industriel, on doit se poser régulièrement la question de ce rapport entre création et économie dans une société industrielle, où prétend-on ces activités, particulières, le sont souvent au nom de ce qui serait ou qui n’est peut-être pas une « exception » (française, culturelle ou les deux, c’est selon…). A plus forte raison quand les vocables sont floutés, simplifiés, que le temps les a fait évoluer et qu’ils sont utilisés pour dire des choses différentes et nommer des types de travail différents. C’est pourquoi, il convient de nous retourner vers des penseurs qui ont analysé cette société et des penseurs qui analysent et regardent ces théories par rapport à la situation contemporaine comme il convient au sein d’une école d’Art comme d’un Master « Création contemporaine et industrie(s) culturelle(s). »

« Les œuvres d’art sont ascétiques et sans pudeur, l’industrie culturelle est pornographique et prude », disent en 1944 Horkheimer et Adorno dans La Dialectique de la raison. Dès le milieu du xxe siècle, la production culturelle a pris la forme de l’industrie, de la division du travail, du marketing et du commerce, et ce phénomène rétroagit sur le contenu des œuvres, produisant une sensibilité standardisée, voire de nouvelles formes d’aliénation. Aujourd’hui, on nomme industries culturelles un secteur économique incluant les institutions publiques aussi bien que des organismes privés qui produisent et diffusent. Et, si l’on sait que la production artistique ou intellectuelle fréquente depuis longtemps les processus de production capitaliste de type industriel ou y a été incluse, il convient de nous tourner vers des penseurs qui ont analysé cette société ou examinent ces théories en regard de la situation contemporaine.

Communication :

  • Olivier Assouly, Philosophe, professeur, éditeur (Éditions de l’IFM)
  • Jean-Marc Durand-Gasselin, Philosophe, professeur, auteur de l’École de Francfort,
  • Richard Madjarev, Critique et historien du cinéma. Conseiller en développement culturel.

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Journée d’études organisée dans le cadre du Master partenarial Création contemporaine et industries culturelles [CCIC]
Le Master « Création contemporaine et industries culturelles » est né d’une convergence inédite. Il rassemble artistes, designers, théoriciens de l’art et spécialistes des cultures médiatiques. La formation place au cœur de son projet la compréhension des mécanismes propres à la création contemporaine en régime médiatique, de la conception des œuvres à leur circulation.

Production / Direction :

UE de Sciences Humaines et Coordination Recherche :

  • Geneviève Vergé Beaudou, littérature, théorie et histoire de la pensée, coordonnatrice Sciences humaines / co-responsable Master CCIC et suivi des mémoires à l’ENSA de Limoges
  • Catherine Geel, historienne, critique | histoire & théorie du design

Pour en savoir plus et feuilleter quelques extraits de l’édition numérique – Naima

→ Retour sur la journée d’étude Psychanalyse et industrie(s) culturelle(s)

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