Photo : Kika Rufino, N’MOTION 2018 Installation Smocked quartz Images: 31web 32web

Conférences 2019-2020

Les conférences de l’ENSA Limoges sont gratuites et ouvertes à tous les publics

| amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau |

Marie Schweitzer

¬  mardi 10 mars à 18h30

La Maison de l’Architecture du Limousin vous invite à la conférence de Marie Schweitzer « Edowood – Edochic »

Thèmes : histoire de la construction bois, les œuvres en bois de l’atelier Schweitzer, Roland Schweitzer et Marie Schweitzer. Dont le centre de vacances du Four JPA classé au patrimoine du XXe siècle, Cieux, Haute-Vienne.

MARIE SCHWEITZER ARCHITECTE DPLG / URBANISTE / CHARPENTIÈRE

  • Membre de l’académie d’architecture,
  • Enseignante à l’Enspavs,
  • Architecte conseil de l’État,
  • Chevalier des l’ordre des Arts et des Lettres 2018,
  • Experte Bois en Chine pour la SFACS.

Découvrir l’atelier d’architecture de Marie Schweitzer

 

Kika Rufino

¬  jeudi 27 février à 18h00

Kika Rufino est actuellement en résidence d’artiste à l’ENSA Limoges.

Photo : Kika Rufino et ses bijoux

Kika Rufino a trouvé dans le travail du bijou contemporain sa façon d’allier le geste, la création et la construction. En 2010, elle a ouvert son propre studio à São Paulo. Et après cinq ans de pratique indépendante, elle a déménagé en Allemagne pour consacrer du temps à ses études et à son projet de maîtrise.
Dans ses œuvres, le corps et l’espace sont au centre des perspectives qu’elle apporte de son parcours académique et pratique : Licence en architecture et urbanisme à l’Université de São Paulo et Master aux beaux-arts de la Hochschule Trier à Idar-Oberstein, elle danse depuis l’âge de cinq ans.
Vivant à Idar-Oberstein, entre 2015 et 2018, elle a développé un master pratique et théorique sur le concept du sacré et de la préciosité dans la vie contemporaine. Ayant la pierre comme élément principal et la taille comme geste de transformation principal, elle traite de l’idée de limite, de complémentarité et d’épiphanie.
Dans cette voie, Kika a fait face aux conséquences de ses recherches au-delà des limites attendues du domaine des pierres précieuses et des bijoux. Au sein d’installations, d’objets, de bijoux et de photogrammes, son master a été conclu, révélant les frictions de son trypthique « holy, hole, whole ».
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Récemment diplômée, Kika Rufino a été nommée finaliste du Prix BKV 2019 de la Société bavaroise des arts et métiers à Munich ; Rheinland Pfalz Staatspreis et Hessischen Staatspreis für das Kunsthandwerk en Allemagne et International Photography Award 2019 à New York.
Au cours de l’année 2019, Kika a exposé ses travaux récents à Inhorgenta, IHM (Munich) Galerie Marzee (Nijmejen), Gallery S O (Londres), Grassi Messe (Leipzig) et Intro (Amsterdam).

Son travail :
À la fois visible et invisible, matériel et éthéré, objectif et subjectif. La légèreté et le poids sont désormais ajoutés au sujet paradoxal exploré. La principale substance utilisée dans les derniers travaux est la pierre et l’action principale est de tailler. Ouverte, la coupe elle-même invite, parfois à admirer, à contempler, à méditer, d’autres fois, elle incite à être exploré, pénétré et traversé.
Célébrant l’équilibre entre tension et résistance, j’explore la limite du matériau par l’idée de créer en supprimant. Dans mon travail, le vide est devenu une présence essentielle. Je les vois comme des inclusions ajoutées à l’intérieur du morceau de pierre monolithique. Le vide donne de l’espace à la lumière, au corps et au développement de nouvelles façons de relier la pierre à la personne.
Les résultats et les effets, bien qu’apparemment optiques, convoquent notre corps. Ils questionnent les limites de l’impression, de la mémoire, de la réalité et de la virtualité. Pour se révéler, les pièces nous invitent à bouger.

en savoir plus sur son travail

 

Marianne Mispelaëre

¬  mardi  25 février à 18h30

Photo : No Man's Land action performative et collective de dessin stylo bille et papier non-couché 110gr prod. Centre Pompidou-Metz 2014 - 2016 Crédits images : Marianne Mispelaëre

Marianne Mispelaëre est invitée dans le cadre d’un partenariat entre l’ENSA Limoges et l’atelier lithographie du Musée du Pays d’Ussel. Après Paul Cox, Anne Brugni, Xavier Antin et Charline Giquel, l’artiste Marianne Mispelaëre accompagne cette année les étudiants pour un workshop de trois sessions d’une semaine consacré à la pratique de la lithographie et donnant lieu mi-juin à une exposition.

En préambule de la conférence de Marianne Mispelaëre, le mardi 25 février à 18h sera présentée l’exposition/édition LithoZinox réalisée lors du workshop de l’année passée avec l’artiste Charline Giquel.

Marianne Mispelaëre produit et reproduit des gestes concis, simples et précis, inspirés de phénomènes actuels et sociétaux. Son principal champ d’action est le dessin : il s’appréhende de l’échelle de la feuille de papier à celle de l’espace mural, jusqu’à l’image photographique, la vidéo, l’installation et l’action performative. Marianne Mispelaëre observe les processus d’invisibilité orchestrés au sein de nos sociétés contemporaines : invisibilité de certains corps, de certains récits, paroles tues, espaces publics disparues. Quel.s rôle.s occupe l’invisible pour nous aider à lire le monde ? Quel.s langage.s pour écrire ces invisibilisations ? Quels signes pour lutter contre / comprendre ces processus d’invisibilité ? Comment s’inscrire dans l’ici et maintenant, entrer en relation avec l’autre, susciter une action, révéler un désir, donner l’impulsion ? Les relations sociales, le langage et les systèmes de communication sont autant de dimensions politiques qui lui permettent d’étudier les mises en action collectives et les engagements singuliers pris dans des entrelacs de forces sociales, politiques, culturelles et historiques.

Née en France, Marianne Mispelaëre est diplômée de l’École Supérieur d’Art de Lorraine à Epinal (2009) et de la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg (2012). Elle expose en France et à l’étranger, notamment au FRAC Lorraine, au FRAC Alsace, au Centre Pompidou-Metz, au Magasin des Horizons (Grenoble), à l’iselp (Bruxelles), à la Foundation Art Encounters (Timisoara). Marianne Mispelaëre a bénéficié d’une résidence à Berlin en 2016 ; elle a été invitée à travailler à Baltimore et à Standing Rock (USA) en 2017, ainsi qu’à Brazzaville (République du Congo) en septembre 2018. Elle a obtenu le Grand Prix du Salon de Montrouge 2017 et a réalisé une exposition personnelle au Palais de Tokyo en 2018, « On vit qu’il n’y avait plus rien à voir ».
Marianne Mispelaëre a co-fondé et co-dirigé la maison Pétrole Éditions et la revue TALWEG entre 2013 et 2018.

 

Arnaud Dubois

¬  mardi  18 février 2020 à 18h30

Image : nuancier Paul Broca, 1864

Arnaud Dubois est professeur d’histoire de l’art et du design à l’Ensa-Limoges et chargé de recherche au Conservatoire National des Arts et Métiers. Son dernier ouvrage La vie chromatique des objets (Brepols 2019) propose une approche anthropologique de la couleur dans l’art contemporain. Ses recherches portent sur la construction sociale de la couleur dans les sociétés européennes modernes qu’il étudie au prisme des relations entre science, art et technique.

« Le partage de la couleur : entre biologique et social » tel était le thème de sa conférence

Dans l’Histoire Naturelle (1749-1789), le naturaliste et philosophe Buffon postule que tous les êtres humains sont issus d’un même rameau, à partir duquel ils se seraient différenciés : « L’Homme, blanc en Europe, noir en Afrique, jaune en Asie et rouge en Amérique n’est que le même Homme teint de la couleur du climat ». Cette diversité chromatique humaine devient un objet d’étude dans les premières enquêtes de l’anthropologie biologique de la seconde moitié du XIXe siècle. Les protocoles empiriques mis en place pour l’étude de la coloration de l’homme produisent ainsi des typologies classificatoires. Les travaux de Paul Broca et son « Tableau chromatique des yeux, de la peau et des cheveux » (1864) ou encore ceux de Georges Pouchet et sa thèse sur « les colorations de l’épiderme » (1864) alimentent l’idée d’un impérialisme esthétique du blanc où les couleurs sont la marque dégradante de l’Autre. Les travaux anthropologiques sur la coloration permettent ainsi d’objectiver les thèses racistes et évolutionnistes et de justifier la colonisation et l’esclavagisme. Cette politique de la couleur a des conséquences centrales dans les débats sociologiques de « la ligne de couleur » (Du Bois 1903) qui émergent au tournant du XXe siècle au sein du mouvement anti-raciste et des théories décoloniales.

A travers l’examen de sources historiques issues des sciences naturelles, de l’anthropologie biologique, de la sociologie de la race et de l’histoire de l’art, cette conférence tentera de penser les sources du problème de la couleur dans la pensée occidentale et de restaurer ainsi la dimension des pratiques sociales, politiques, esthétiques et scientifiques de ce qui est défini comme couleur en occident, indispensable pour mener un travail de critique des présupposés de race aujourd’hui.

En savoir plus sur son travail

 

Les conférences Charivari 2020

Le jeudi 6 février à partir de 18h30, dans le cadre de Charivari, se sont déroulées 3 conférences (d’environ 30 minutes pour chacune) pendant lesquelles des artistes et designers invités nous ont présenté leur travail.

Il s’agissait de  :

  • à 18h30 : Arthur Hoffner, Designer,
  • à 19h00 : Damien Baïs et Johann Aussage – Dune(s) Corporation, concept, design, électronique​, développement logiciel, vidéo
  • à 19h30 : Christophe Leroy, réalisateur de films documentaires, diffusion de cinéma documentaire à Bordeaux.

 

Stefan Eichhorn, artiste

¬  mardi 28 janvier 2020 à 18h30

Photo : combinaison d'un voyageur spatial | Stefan Eichhorn

L’ENSA Limoges était heureuse d’accueillir Stefan Eichhorn, en résidence d’artiste à l’IF (Irrésistible Fraternité à Limoges) où il a exposé « La tête dans les étoiles, les pieds dans la crasse » jusqu’au 9 janvier 2020.

Cette conférence était l’occasion pour Stefan Eichhorn de nous présenter son cursus, son travail et de nous expliquer les recherches menées dans la création de ses œuvres.
Stefan Eichhorn, artiste originaire de Dresde en Allemagne, est installé à Marseille depuis 2014. Il y développe un travail faisant le lien entre les deux faces de cette ville-monde où l’extrême pauvreté côtoie la richesse indécente et la modernité. C’est dans ce contraste qu’il puise ses interrogations sur le progrès et les utopies. La combinaison d’un voyageur spatial qu’il décline telle une icône de l’imagerie populaire à partir de matériaux de récupération, rebuts de notre civilisation, s’impose à la manière de « l’Art brut ». La tête dans les étoiles, les pieds dans la crasse, figure cet écart entre utopie et réalité, quand l’Homme échoue à mettre la technologie et la science au service de la résolution des grands problèmes planétaires.
Stefan Eichhorn est diplômé (études postgrades) de l’Académie des Beaux-Arts de Dresde en Allemagne . De 2008 à 2017, il obtient de nombreux prix et bourses tels que la Bourse de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC PACA), la Bourse Stiftung Kunstfonds, le Prix Marion-Ermer et la Hegenbarth Bourse par la Fondation Culturelle de Stadtsparkasse Dresde.

 

Marie Coirié, designer

¬  mardi 21 janvier 2020 à 18h30

Sur une invitation de Anne Xiradakis, designer céramique et enseignante à l’ENSA Limoges, l’École était heureuse d’accueillir Marie Coirié qui nous a présenté le Lab-ah – Laboratoire accueil et hospitalité – GHU Paris psychiatrie & neurosciences.

Marie COIRIÉ, responsable du Lab-ah est spécialisée dans le design au service du soin, notamment dans le milieu hospitalier. Parallèlement, elle participe à promouvoir les démarches de design dans le secteur public depuis plusieurs années.

Le Lab-ah est une cellule de recherche et de création intégrée aux hôpitaux psychiatriques de Paris. Son équipe pluridisciplinaire accompagne les équipes de soins et les usagers dans leur projet pour co-construire les formes de l’hospitalité en mobilisant les ressources de la création artistique, du design et du développement culturel. Ces démarches sont nommées « chantiers d’attentions ». Elles intègrent pleinement toutes les parties prenantes de chaque projet : directions concernées, équipe médico-soignante, usagers, partenaires.

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« Retour d’expériences » du Post-diplôme Kaolin

¬  mardi 14 janvier 2020 à 18h30

De octobre à décembre 2019, la nouvelle promotion du post-diplôme Kaolin s’est rendue en Chine pour une résidence au sein du Studio de recherche et de création de l’ENSA à Jingdezhen.

« Notre présence à Jingdezhen, sur la période proposée me semble particulièrement propice à l’étude, l’apprentissage, l’échange de connaissances, la découverte de pensées et de savoir-faire autres. Le fait que l’on se trouve dans un cadre spécifique consacré lui aussi à la céramique, va nous apporter une autre expérience, un autre savoir-faire, un déplacement de nos acquis et de nos certitudes ».
Ce 14 janvier 2020, David RENAUD, directeur artistique et les post-diplômés : Aimie MOREL, Grégoriane CANAMÉRAS et Nicolas h MULLER nous ont fait part de leurs expériences et découvertes durant leur séjour, à travers une conférence intitulée « Moments ».

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Maro Michalakakos en résidence d’artiste au CRAFT

¬  mardi 10 décembre 2019 à 18h30

L’ENSA Limoges était heureuse d’accueillir Maro Michalakakos alors en résidence d’artiste au CRAFT – Centre de recherche sur les arts du feu et de la terre. Elle nous a parlé de son parcours et de ses projets en cours dans le cadre de sa résidence.

À vingt ans, j’ai quitté Athènes pour venir à Cergy étudier l’art.
À dix ans, une enseignante française de dessin nous avait fait faire des croquis, avec l’interdiction absolue d’utiliser une gomme. Déjà, j’avais beaucoup aimé ces gestes sans remords possibles. Découvrant mes dessins qui n’avaient rien de beau aux yeux de mes camarades, pour qui tout devait être bien dessiné, je me souviens encore de l’émotion ressentie quand elle déclara en français que j’avais du talent et que je devais en faire quelque chose. Ça m’a liée à la France. C’est une « liaison » qui tient toujours.
Depuis, je suis retournée à Athènes où je vis et travaille actuellement. J’ai fait de nombreuses expositions en France en Grèce et dans d’autres pays.

Le fil conducteur de mon travail est le même depuis toutes ces années. La forme peut changer mais il est toujours question de notre rapport à notre finitude. La conscience de notre condition éphémère détermine l’essence de notre vie.

La perception qu’on a de notre fin individuelle n’est pas la même suivant notre âge. Mon travail évolue au même rythme.

Sa résidence au CRAFT

Je suis très heureuse d’avoir la chance de travailler avec l’équipe du CRAFT de profiter de ce savoir-faire de ses techniciens et de son expertise technique en matière de céramique afin de matérialiser mon idée. Ce fut possible grâce à l’aide à la mobilité i-portunus et à l’Institut Français d’Athènes qui soutiennent le projet.
Après avoir passé quelques jours consécutifs au musée de la Chasse et de la Nature à Paris et à Eleusis, une ville d’une grande importance historique et mythologique où Hadès enleva Perséphone, une idée d’installation est née.

Pendant ma résidence au Craft (première partie: 1-15 décembre 2019), je vais réaliser une partie de cette installation, un  vautour en porcelaine de taille naturelle. Ce modèle-vautour sera la base d’une production de 8 vautours qui me permettront de finaliser une œuvre, qui met en avant d’une manière symbolique des questionnements existentielles. 
Cet oiseau-là incarne la mort et l’avidité, bien qu’en Égypte et selon l’astrologie aztèque, il soit un animal de bonne fortune. Dans la Grèce antique, Clytemnestre assimile le malheur à un vautour. De même, contre l’avis de Créon, Antigone souhaite une sépulture pour son frère Polynice afin que les vautours ne le dévorent pas.
Qu’en est-il maintenant de ce nettoyeur de carcasses ? Oiseau maléfique ou sauveur écologique? 
Qu’il soit gris, noir, royal, à long bec, fauve ou à tête blanche, il est le ravisseur en voie d’extinction sans lequel la vie n’est pas possible. 

En le dessinant, en lui donnant une place, je souhaite explorer la vie sous l’égide de la mort, à la croisée de nos imaginaires.

En savoir plus sur le travail de Maro Michalakakos  |  Consulter son CV

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Rencontre avec Vincent Croguennec, artiste en résidence au Moulin du Got

¬  mardi 3 décembre 2019 à 18h30

L’ENSA Limoges était heureuse d’accueillir Frédéric PROCOP, président du Moulin du Got, Marie-Claire CLUZEL, directrice du Moulin du Got et Vincent CROGUENNEC, artiste en résidence au Moulin du Got.

Depuis quatre ans, le Moulin du Got accueille en résidence pendant l’automne/hiver un artiste / designer graphique francophone pour ouvrir ses portes à la création contemporaine et s’enrichir mutuellement. Les savoir-faire traditionnels du papier fait main, les métiers et matériels de l’imprimerie et des arts graphiques sont autant de richesses mise à la disposition de l’artiste pour ses recherches et créations. Dans ce cadre privilégié, l’artiste peut réaliser un travail en cours ou concevoir un nouveau projet.

Pour cette nouvelle résidence 2019-2020, Vincent Croguennec, illustrateur et plasticien a été choisi par un jury pour travailler pendant 6 semaines en immersion au Moulin du Got, accompagné par les artisans papetier et imprimeur. Son travail de recherches et d’expérimentations porte sur le rapport que le papier entretient avec la lumière et questionne les notions d’invisibilité et de révélation. La lumière qui fait parler le papier pour révéler des textes et des images. Une recherche plastique qui met en lien ces notions de visible et d’invisible avec les phénomènes de crise migratoire pour mieux questionner nos sociétés occidentales et la place qu’elles accordent à l’autre, à l’étranger, au migrant.

Thèmes de la rencontre :

  • Présentation du Moulin du Got et de ses ateliers, moulin à papier pour la production de papiers spécifiques et imprimerie typographique,
  • Les résidences d’artistes au Moulin du Got : objectifs et déroulement,
  • Rencontre avec l’artiste en résidence actuellement : Vincent Croguennec.

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Michaël Borras / A.K.A. Systaime

¬ mardi 26 novembre 2019 à 18h30

Image : visuel de la conférence de Michaël Borras A.K.A Systaime

Systaime, c’est l’anti-système de l’art. Systaime, aka Michaël Borras, est un pur rejeton du Net, un artiste virtuose du datamoshing, du cut et du remix. Du quoi ? Vous ne vivez pas dans les rets du Web, émoticà´nes et autres favicons ne font pas partie de votre vocabulaire ? Systaime, lui, détrône les icônes de la webculture comme d’autres déboulonnaient les statues de Lénine, Staline ou Moubarak. Sans hiérarchie ni respect, il copie-colle à tout va, use et abuse du foklore informatique, cette culture visuelle qui n’a pas fini de sortir des écrans pour gagner les rues, les modes, les gens.

L’inventeur de la French Trash Touch (entendez un savant mélange de pop culture, net culture, basse et haute culture) est une incarnation vivante et durable du flux. Le flux ? Cet amas continu et quasi infini de datas, ces données en zéro et un de l’univers numérique qui sont la base de toutes les images, vidéos, sons qui circulent sur nos écrans, du téléphone à l’ordinateur. Lolcats et boobs, même combat ! Systaime les passe à la moulinette de ses ciseaux digitaux, concaténant les signaux, signets et symboles de notre culture infiltrée par les réseaux informatiques.

Systaime dé-ménage, dé-senclave, dé-hiérarchise, dé-monte, pour insuffler dans ses images, vidéos, tweetos et autres clips un zeste de l’esprit pirate des pionniers de la cyberculture. Avec brio, brillant, paillettes, et même avec humour ! Sa vie est un flux et son art est un remix du flux. Comment prévoir l’instantané sur flux qu’il aura concocté ? C’est tout aussi impossible que voir la photo de l’instant T à T moins 60 secondes, minutes, joursée¦ Une certitude cependant, sa façon d’investir l’espace fera tache sur le mur des white box, comme un contrepied farceur à cet anti-folklore qu’est l’exposition.

Systaime s’expose et expose le Web, sans écran léché ni dégoulinade de médias clinquants de modernité. Ici seront à voir les échantillons anonymes de nos contenus vernaculaires, des bribes hà¢chées menu de nos addictions numériques, des déchets électroniques recyclés à la Systaime, soit une théorie de fils, de sorties papier, de frames et autres contributions locales. Systaime ne trie pas, il accumule ou saucissonne, égratignant les puissants en les poussant au silence, spammant à tout va pour occuper le terrain du net comme du réel.

L’agitateur historique qui, avec son Super Art Modern Museum (SPAMM), a fait école en exposant en ligne et en ville les petits poucets de la culture numérique, de Caracas à Milan en passant par Bruxelles (et le Net !). Dans le maquis de signes qu’il a déposés, chacun cherchera sa voie, avec pour seuls mantras les conseils subliminaux de Systaime : rejetez le trop lisse et le tout virtuel, oubliez l’uniformisation numérique ambiante, choisissez le bricolo-techno plutôt que le géant de la hi-tech, vivez le flux…

http://www.systaime.com
http://www.spamm.fr

Michaël Borras est intervenu sur une invitation de Cédric Massart, enseignant à l’ENSA Limoges.

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Rencontre avec Coline Gaulot autour de son projet « Joyeux A. »

¬ mardi 19 novembre 2019 à 18h

Du 1er juin au 30 novembre 2019, Coline Gaulot était en résidence à l’ENSA Limoges et à La Métive.

Après une licence de théâtre spécialisée dans la scénographie, ses recherches sur l’espace l’amènent à débuter l’École des Beaux arts en 2007. En 2010, elle intègre l’Université des arts de Fukuoka (Japon) où elle étudie la peinture traditionnelle japonaise et apprend à regarder sécher la  peinture. Elle définit la détermination et la patience qui lui permettent d’obtenir, en 2011, son diplôme japonais puis, de retour à Bordeaux en 2012, son Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique. Sa pratique trans-disciplinaire mêle aujourd’hui la performance, la peinture, l’écriture et l’installation. Elle est actuellement résidente à l’ENSA Limoges et à La Métive. Cette installation, à plusieurs temporalités, traverse différents espaces de création et de monstration. L’artiste souhaite partager le cheminement de ce projet.

Le mardi 19 novembre 2019, Coline Gaulot nous a proposé une rencontre, l’occasion pour elle de revenir sur la création du projet Joyeux A. qu’elle a mené à l’ENSA Limoges de juin à novembre 2019.

Les différents acteurs du projet étaient présents :

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Action/lecture de Nicole Peyrafitte et Pierre Joris

¬ mercredi 23 octobre 2019 à 18h30

Photo de Nicole Peyraffite et Pierre Joris

Nicole Peyrafitte et Pierre Joris nous ont présenté une action/lecture qui offre un aperçu de leur domopoétique expérimentale et heuristique – une pratique quotidienne qui lie et transforme des processus d’écriture, de peinture, de cuisine, de traduction et de performance.

Nicole Peyrafitte est une artiste pluridisciplinaire atypique qui tisse arts plastiques, écriture, vidéo/film, voix, cuisine et performance. Originaire de Luchon dans les Pyrénées gasconnes, elle vit depuis 1987 aux États-Unis. Livres récents : Liminal Thread/Ligne liminale (éditions des Venturiers 2016) ; Bi-Valve: Vulvic Space/Vulvic Knowledge & Landsc0pes (Editions Plaine Page 2015, 2018), Carnet #1 & 2 (Redfoxpress, Irlande, 2014 & 2018). Films : Things Fall Where They Lie (Les choses tombent où elles reposent) (2018) ; Basil King : Mirage (2012).

Pierre Joris a quitté le Luxembourg à 19 ans et a vécu depuis en Angleterre, en Algérie, en France et aux États-Unis. Il est l’auteur de plus de 70 livres (poèmes, essais, traductions, anthologies), dont, récemment, en français : Stations d’al-Hallaj (traduit par Habib Tengour; Apic Editions, Algiers, 2018) ; Adonis & Pierre Joris : Conversations dans les Pyrénées (CMP 2018) ; The Book of U / Le livre des cormorans (avec Nicole Peyrafitte ; Simoncini ed. 2017) ; Canto Diurno : Choix de poèmes 1972-2014 (trad. Jean Portante, Castor Astral, 2017). En anglais : Arabia (not so) Deserta (Essais, Spuyten Duyvil Press, 2019) ; Barzakh : Poems 2000-2012 (Black Widow Press, 2014) et Breathturn into Timestead : The Collected Later Poetry of Paul Celan (FSG, 2016).

Nicole Peyrafitte et Pierre Joris vivent à Brooklyn, NY et collaborent depuis 1990. Leurs multiples collaborations comprennent des traductions de l’Occitan vers l’Anglais (Bernat Manciet, Marcella Delpastre) et de l’anglais vers le français (Allen Ginsberg & Anne Waldman). Le projet en cours : Domopoetics-Karstic Actions se présente sous forme de performances, conférences, installations. En préparation, une exposition/performance/action pour février 2021 à La Galerie Simoncini au Luxembourg ; une continuation de l’exposition compréhensive présentée en 2017.

 

Rencontre avec Olivier Saillard, directeur artistique de J.M. Weston

¬ mardi 22 octobre 2019 à 18h30

Photo : Olivier Saillard

L’ENSA Limoges était heureuse d’accueillir Olivier Saillard qui nous a présenté son parcours professionnel.

Biographie : Olivier Saillard est diplômé en histoire de l’art. En 1995, il est nommé directeur du musée de la Mode de Marseille ; en 2000, il devient responsable de la programmation des expositions « Mode » au musée des Arts décoratifs de Paris et, en 2010, directeur du palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris. Il est, depuis janvier 2018, directeur artistique, image et culture de la maison J.M. Weston. On lui doit plusieurs ouvrages, dont une Histoire idéale de la mode contemporaine (Textuel, 2009) et de grandes expositions, comme « Yohji Yamamoto juste des vêtements », « Christian Lacroix. Histoire de vêtements » aux Arts décoratifs ; « Azzedine Alaïa », « Jeanne Lanvin » au palais Galliera ; « Madame Grès. La couture à l’œuvre », « Balenciaga, l’œuvre au noir » au musée Bourdelle et, plus récemment, « Le musée éphémère de la mode » au Palazzo Pitti de Florence. En 2005, Olivier Saillard est lauréat de la Villa Kujoyama à Kyoto. Depuis, il mène en parallèle de son travail d’historien une réflexion poétique présentée sous forme de performances ‒ The Impossible Wardrobe, Eternity Dress et Cloakroom avec Tilda Swinton ; Models Never Talk ; Sur-Exposition avec Charlotte Rampling et, de nouveau, Tilda Swinton ; Couture essentielle. En 2018, il créé sa première collection de tee-shirts haute couture « Moda Povera ».

En savoir plus sur Olivier Saillard, directeur artistique de J.M. Weston

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