Photo : Visuel de la conférence de Marie Coirié

Conférences 2019-2020

Les conférences de l’ENSA Limoges sont gratuites et ouvertes à tous les publics

| amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau |

Marie Coirié, designer

¬  mardi 21 janvier 2020 à 18h30

L’ENSA Limoges est heureuse d’accueillir Marie Coirié qui nous présentera le Lab-ah – Laboratoire accueil et hospitalité – GHU Paris psychiatrie & neurosciences.

Marie Coirié, responsable du lab-ah est spécialisée dans le design au service du soin, notamment dans le milieu hospitalier. Parallèlement, elle participe à promouvoir les démarches de design dans le secteur public depuis plusieurs années. 
 
Le lab-ah est une cellule de recherche et création intégrée aux hôpitaux psychiatriques de Paris. Son équipe pluridisciplinaire accompagne les équipes de soins et les usagers dans leur projet pour co-construire les formes de l’hospitalité en mobilisant les ressources de la création artistique, du design et du développement culturel. Ces démarches sont nommées Chantiers d’attentions. Elles intègrent pleinement toutes les parties prenantes de chaque projet : directions concernées, équipe médico-soignante, usagers, partenaires.
 
 

« Retour d’expériences » du Post-diplôme Kaolin

¬  mardi 14 janvier 2020 à 18h30

De octobre à décembre 2019, la nouvelle promotion du post-diplôme Kaolin s’est rendue en Chine pour une résidence au sein du Studio de recherche et de création de l’ENSA à Jingdezhen.

Photo : illustration de la conférence du post-diplôme kaolin "Retour d'expériences"
« Notre présence à Jingdezhen, sur la période proposée me semble particulièrement propice à l’étude, l’apprentissage, l’échange de connaissances, la découverte de pensées et de savoir-faire autres. Le fait que l’on se trouve dans un cadre spécifique consacré lui aussi à la céramique, va nous apporter une autre expérience, un autre savoir-faire, un déplacement de nos acquis et de nos certitudes.»
David RENAUD, directeur artistique.

Le 14 janvier 2020 à 18h30, David RENAUD, Aimie MOREL, Grégoriane CANAMÉRAS et Nicolas h MULLER nous feront part de leurs expériences et découvertes durant leur séjour à Jingdezhen (Chine) à travers une conférence « Moments ».

En savoir plus sur le post-diplôme Kaolin , promotion 2019-2020

 

Maro Michalakakos en résidence d’artiste au CRAFT

¬  mardi 10 décembre 2019 à 18h30

Photo : peinture de Maro Michalakakos dans le cadre de sa résidence au CRAFT

L’ENSA Limoges était heureuse d’accueillir Maro Michalakakos actuellement en résidence d’artiste au CRAFT – Centre de recherche sur les arts du feu et de la terre. Elle nous a parlé de son parcours et de ses projets en cours dans le cadre de sa résidence.

À vingt ans, j’ai quitté Athènes pour venir à Cergy étudier l’art.
À dix ans, une enseignante française de dessin nous avait fait faire des croquis, avec l’interdiction absolue d’utiliser une gomme. Déjà, j’avais beaucoup aimé ces gestes sans remords possibles. Découvrant mes dessins qui n’avaient rien de beau aux yeux de mes camarades, pour qui tout devait être bien dessiné, je me souviens encore de l’émotion ressentie quand elle déclara en français que j’avais du talent et que je devais en faire quelque chose. Ça m’a liée à la France. C’est une « liaison » qui tient toujours.
Depuis, je suis retournée à Athènes où je vis et travaille actuellement. J’ai fait de nombreuses expositions en France en Grèce et dans d’autres pays.

Le fil conducteur de mon travail est le même depuis toutes ces années. La forme peut changer mais il est toujours question de notre rapport à notre finitude. La conscience de notre condition éphémère détermine l’essence de notre vie.

La perception qu’on a de notre fin individuelle n’est pas la même suivant notre âge. Mon travail évolue au même rythme.

Sa résidence au CRAFT

Je suis très heureuse d’avoir la chance de travailler avec l’équipe du CRAFT de profiter de ce savoir-faire de ses techniciens et de son expertise technique en matière de céramique afin de matérialiser mon idée. Ce fut possible grâce à l’aide à la mobilité i-portunus et à l’Institut Français d’Athènes qui soutiennent le projet.
Après avoir passé quelques jours consécutifs au musée de la Chasse et de la Nature à Paris et à Eleusis, une ville d’une grande importance historique et mythologique où Hadès enleva Perséphone, une idée d’installation est née.

Pendant ma résidence au Craft (première partie: 1-15 décembre 2019), je vais réaliser une partie de cette installation, un  vautour en porcelaine de taille naturelle. Ce modèle-vautour sera la base d’une production de 8 vautours qui me permettront de finaliser une œuvre, qui met en avant d’une manière symbolique des questionnements existentielles. 
Cet oiseau-là incarne la mort et l’avidité, bien qu’en Égypte et selon l’astrologie aztèque, il soit un animal de bonne fortune. Dans la Grèce antique, Clytemnestre assimile le malheur à un vautour. De même, contre l’avis de Créon, Antigone souhaite une sépulture pour son frère Polynice afin que les vautours ne le dévorent pas.
Qu’en est-il maintenant de ce nettoyeur de carcasses ? Oiseau maléfique ou sauveur écologique? 
Qu’il soit gris, noir, royal, à long bec, fauve ou à tête blanche, il est le ravisseur en voie d’extinction sans lequel la vie n’est pas possible. 

En le dessinant, en lui donnant une place, je souhaite explorer la vie sous l’égide de la mort, à la croisée de nos imaginaires.

En savoir plus sur le travail de Maro Michalakakos  |  Consulter son CV

En savoir plus sur le CRAFT

 

Rencontre avec Vincent Croguennec, artiste en résidence au Moulin du Got

¬  mardi 3 décembre 2019 à 18h30

L’ENSA Limoges était heureuse d’accueillir Frédéric PROCOP, président du Moulin du Got, Marie-Claire CLUZEL, directrice du Moulin du Got et Vincent CROGUENNEC, artiste en résidence au Moulin du Got.

Photo : Vincent Croguennec

 

Depuis quatre ans, le Moulin du Got accueille en résidence pendant l’automne/hiver un artiste / designer graphique francophone pour ouvrir ses portes à la création contemporaine et s’enrichir mutuellement. Les savoir-faire traditionnels du papier fait main, les métiers et matériels de l’imprimerie et des arts graphiques sont autant de richesses mise à la disposition de l’artiste pour ses recherches et créations. Dans ce cadre privilégié, l’artiste peut réaliser un travail en cours ou concevoir un nouveau projet.

Pour cette nouvelle résidence 2019-2020, Vincent Croguennec, illustrateur et plasticien a été choisi par un jury pour travailler pendant 6 semaines en immersion au Moulin du Got, accompagné par les artisans papetier et imprimeur. Son travail de recherches et d’expérimentations porte sur le rapport que le papier entretient avec la lumière et questionne les notions d’invisibilité et de révélation. La lumière qui fait parler le papier pour révéler des textes et des images. Une recherche plastique qui met en lien ces notions de visible et d’invisible avec les phénomènes de crise migratoire pour mieux questionner nos sociétés occidentales et la place qu’elles accordent à l’autre, à l’étranger, au migrant.

Thèmes de la rencontre :

  • Présentation du Moulin du Got et de ses ateliers, moulin à papier pour la production de papiers spécifiques et imprimerie typographique,
  • Les résidences d’artistes au Moulin du Got : objectifs et déroulement,
  • Rencontre avec l’artiste en résidence actuellement : Vincent Croguennec.

 

 

Michaël Borras / A.K.A. Systaime

¬ mardi 26 novembre 2019 à 18h30

Image : visuel de la conférence de Michaël Borras A.K.A Systaime

Systaime, c’est l’anti-système de l’art. Systaime, aka Michaël Borras, est un pur rejeton du Net, un artiste virtuose du datamoshing, du cut et du remix. Du quoi ? Vous ne vivez pas dans les rets du Web, émoticà´nes et autres favicons ne font pas partie de votre vocabulaire ? Systaime, lui, détrône les icônes de la webculture comme d’autres déboulonnaient les statues de Lénine, Staline ou Moubarak. Sans hiérarchie ni respect, il copie-colle à tout va, use et abuse du foklore informatique, cette culture visuelle qui n’a pas fini de sortir des écrans pour gagner les rues, les modes, les gens.

L’inventeur de la French Trash Touch (entendez un savant mélange de pop culture, net culture, basse et haute culture) est une incarnation vivante et durable du flux. Le flux ? Cet amas continu et quasi infini de datas, ces données en zéro et un de l’univers numérique qui sont la base de toutes les images, vidéos, sons qui circulent sur nos écrans, du téléphone à l’ordinateur. Lolcats et boobs, même combat ! Systaime les passe à la moulinette de ses ciseaux digitaux, concaténant les signaux, signets et symboles de notre culture infiltrée par les réseaux informatiques.

Systaime dé-ménage, dé-senclave, dé-hiérarchise, dé-monte, pour insuffler dans ses images, vidéos, tweetos et autres clips un zeste de l’esprit pirate des pionniers de la cyberculture. Avec brio, brillant, paillettes, et même avec humour ! Sa vie est un flux et son art est un remix du flux. Comment prévoir l’instantané sur flux qu’il aura concocté ? C’est tout aussi impossible que voir la photo de l’instant T à T moins 60 secondes, minutes, joursée¦ Une certitude cependant, sa façon d’investir l’espace fera tache sur le mur des white box, comme un contrepied farceur à cet anti-folklore qu’est l’exposition.

Systaime s’expose et expose le Web, sans écran léché ni dégoulinade de médias clinquants de modernité. Ici seront à voir les échantillons anonymes de nos contenus vernaculaires, des bribes hà¢chées menu de nos addictions numériques, des déchets électroniques recyclés à la Systaime, soit une théorie de fils, de sorties papier, de frames et autres contributions locales. Systaime ne trie pas, il accumule ou saucissonne, égratignant les puissants en les poussant au silence, spammant à tout va pour occuper le terrain du net comme du réel.

L’agitateur historique qui, avec son Super Art Modern Museum (SPAMM), a fait école en exposant en ligne et en ville les petits poucets de la culture numérique, de Caracas à Milan en passant par Bruxelles (et le Net !). Dans le maquis de signes qu’il a déposés, chacun cherchera sa voie, avec pour seuls mantras les conseils subliminaux de Systaime : rejetez le trop lisse et le tout virtuel, oubliez l’uniformisation numérique ambiante, choisissez le bricolo-techno plutôt que le géant de la hi-tech, vivez le flux…

http://www.systaime.com
http://www.spamm.fr

Michaël Borras est intervenu sur une invitation de Cédric Massart, enseignant à l’ENSA Limoges.

 

Rencontre avec Coline Gaulot autour de son projet « Joyeux A. »

¬ mardi 19 novembre 2019 à 18h

Photo : porcelaine installation Joyeux A.

 

Après une licence de théâtre spécialisée dans la scénographie, ses recherches sur l’espace l’amènent à débuter l’École des Beaux arts en 2007. En 2010, elle intègre l’Université des arts de Fukuoka (Japon) où elle étudie la peinture traditionnelle japonaise et apprend à regarder sécher la  peinture. Elle définit la détermination et la patience qui lui permettent d’obtenir, en 2011, son diplôme japonais puis, de retour à Bordeaux en 2012, son Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique. Sa pratique trans-disciplinaire mêle aujourd’hui la performance, la peinture, l’écriture et l’installation. Elle est actuellement résidente à l’ENSA Limoges et à La Métive. Cette installation, à plusieurs temporalités, traverse différents espaces de création et de monstration. L’artiste souhaite partager le cheminement de ce projet.

Le mardi 19 novembre 2019, Coline Gaulot nous a proposé une rencontre, l’occasion pour elle de revenir sur la création du projet Joyeux A. qu’elle mène à l’ENSA Limoges depuis juin 2019.

 

Les différents acteurs du projet étaient présents :

 

Action/lecture de Nicole Peyrafitte et Pierre Joris

¬ mercredi 23 octobre 2019 à 18h30

Photo de Nicole Peyraffite et Pierre Joris

Nicole Peyrafitte et Pierre Joris nous ont présenté une action/lecture qui offre un aperçu de leur domopoétique expérimentale et heuristique – une pratique quotidienne qui lie et transforme des processus d’écriture, de peinture, de cuisine, de traduction et de performance.

Nicole Peyrafitte est une artiste pluridisciplinaire atypique qui tisse arts plastiques, écriture, vidéo/film, voix, cuisine et performance. Originaire de Luchon dans les Pyrénées gasconnes, elle vit depuis 1987 aux États-Unis. Livres récents : Liminal Thread/Ligne liminale (éditions des Venturiers 2016) ; Bi-Valve: Vulvic Space/Vulvic Knowledge & Landsc0pes (Editions Plaine Page 2015, 2018), Carnet #1 & 2 (Redfoxpress, Irlande, 2014 & 2018). Films : Things Fall Where They Lie (Les choses tombent où elles reposent) (2018) ; Basil King : Mirage (2012).

Pierre Joris a quitté le Luxembourg à 19 ans et a vécu depuis en Angleterre, en Algérie, en France et aux États-Unis. Il est l’auteur de plus de 70 livres (poèmes, essais, traductions, anthologies), dont, récemment, en français : Stations d’al-Hallaj (traduit par Habib Tengour; Apic Editions, Algiers, 2018) ; Adonis & Pierre Joris : Conversations dans les Pyrénées (CMP 2018) ; The Book of U / Le livre des cormorans (avec Nicole Peyrafitte ; Simoncini ed. 2017) ; Canto Diurno : Choix de poèmes 1972-2014 (trad. Jean Portante, Castor Astral, 2017). En anglais : Arabia (not so) Deserta (Essais, Spuyten Duyvil Press, 2019) ; Barzakh : Poems 2000-2012 (Black Widow Press, 2014) et Breathturn into Timestead : The Collected Later Poetry of Paul Celan (FSG, 2016).

Nicole Peyrafitte et Pierre Joris vivent à Brooklyn, NY et collaborent depuis 1990. Leurs multiples collaborations comprennent des traductions de l’Occitan vers l’Anglais (Bernat Manciet, Marcella Delpastre) et de l’anglais vers le français (Allen Ginsberg & Anne Waldman). Le projet en cours : Domopoetics-Karstic Actions se présente sous forme de performances, conférences, installations. En préparation, une exposition/performance/action pour février 2021 à La Galerie Simoncini au Luxembourg ; une continuation de l’exposition compréhensive présentée en 2017.

 

Rencontre avec Olivier Saillard, directeur artistique de J.M. Weston

¬ mardi 22 octobre 2019 à 18h30

Photo : Olivier Saillard

L’ENSA Limoges était heureuse d’accueillir Olivier Saillard qui nous a présenté son parcours professionnel.

Biographie : Olivier Saillard est diplômé en histoire de l’art. En 1995, il est nommé directeur du musée de la Mode de Marseille ; en 2000, il devient responsable de la programmation des expositions « Mode » au musée des Arts décoratifs de Paris et, en 2010, directeur du palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris. Il est, depuis janvier 2018, directeur artistique, image et culture de la maison J.M. Weston. On lui doit plusieurs ouvrages, dont une Histoire idéale de la mode contemporaine (Textuel, 2009) et de grandes expositions, comme « Yohji Yamamoto juste des vêtements », « Christian Lacroix. Histoire de vêtements » aux Arts décoratifs ; « Azzedine Alaïa », « Jeanne Lanvin » au palais Galliera ; « Madame Grès. La couture à l’œuvre », « Balenciaga, l’œuvre au noir » au musée Bourdelle et, plus récemment, « Le musée éphémère de la mode » au Palazzo Pitti de Florence. En 2005, Olivier Saillard est lauréat de la Villa Kujoyama à Kyoto. Depuis, il mène en parallèle de son travail d’historien une réflexion poétique présentée sous forme de performances ‒ The Impossible Wardrobe, Eternity Dress et Cloakroom avec Tilda Swinton ; Models Never Talk ; Sur-Exposition avec Charlotte Rampling et, de nouveau, Tilda Swinton ; Couture essentielle. En 2018, il créé sa première collection de tee-shirts haute couture « Moda Povera ».

En savoir plus sur Olivier Saillard, directeur artistique de J.M. Weston

ENSA LIMOGES | Campus de Vanteaux | 19, avenue Martin Luther King | B.P. 73824 | 87038 LIMOGES CEDEX 01 | 05 55 43 14 00

CONTACTEZ-NOUS