Photo : conférence Gilles Clément. Crédit photo : Josiane Pradoux

Conférences 2018-2019

Les conférences de l’ENSA Limoges sont gratuites et ouvertes à tous les publics

| amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau |

 

 Professeur Jack Cunningham, Ph.d.

¬ mardi 14 mai 2019 à 18h

Photo :Dear Green Place Broche 2005 (Collection Victoria & Albert Museum [V&A], Londres) Matériaux: Métal blanc, bois, peinture, readymades, cornaline. Photographe : David Withycombe

Comment regardons-nous les objets, comment les lisons-nous et en donnons-nous une signification dans notre propre vie ? Les objets inanimés transmettent-ils ou communiquent-ils des connaissances ?

Le Professeur Jack Cunningham, Ph.d. parle à travers le monde des bijoux contemporains mais aussi des autres objets.
 
Le Professeur Jack Cunningham, Ph.d. est spécialisé dans le bijou contemporain narratif.
Pendant de nombreuses années, il a dirigé la section bijou à la Glasgow School of Art en Écosse. En 2008, il a été directeur de la plus grande École d’Europe de bijoux, School of Jewellery à Birmingham.
Actuellement il est enseignant à Edinburgh College of Art en Écosse.
 
Le Professeur Jack Cunningham, Ph.d. intervient sur une invitation de Terhi Tolvanen, artiste, enseignante émail et bijoux contemporains au POP atelier bijou.
 
 

 Les bases de la professionnalité d’artiste-auteur•rice 

¬ lundi 8 avril 2019 à 18h

Image : visuel pour l'intervention de Laëtitia Bourget et Camille Triquet

par Laëtitia Bourget (artiste plasticienne, autrice jeunesse et représentante du CAAP – Comité des Artistes-Auteurs Plasticiens) et Camille Triquet (chargée d’information-ressource à la FRAAP – Fédération des Réseaux et Associations d’Artistes Plasticiens) pour une intervention commune sur « Les bases de la professionnalité d’artiste-auteur•rice ».

La professionnalité des artistes-auteur•rices peut sembler éloignée des préoccupations des principaux concerné•es, à l’écoute de certaines rengaines souhaitant laisser les artistes-auteur•rices à l’abri de ces tâches administratives jugées fastidieuses, incompréhensives, inadaptées voire inutiles. Pourtant, rien n’est plus faux que cette vision romantique parant la figure de l’artiste d’une propension à la solitude et au détachement pour la gestion de son métier. Ne pas connaître et comprendre les obligations fiscales, sociales et juridiques de son propre statut entrave l’exercice maîtrisé de sa pratique artistique professionnelle. L’intervention de Laëtitia Bourget et Camille Triquet abordera le régime social des artistes-auteur•rices et les conséquences de la réforme de la sécurité sociale depuis le 1er janvier 2019. Elles apporteront également quelques repères sur la fiscalité des artistes-auteur•rices, et seront ensuite à votre écoute pour répondre à vos questions.

 

 Antoine Boudin 

¬ mardi 26 mars 2019 à 18h

Antoine Boudin est un designer Français, il vit et travaille à Toulon.

Il est diplômé de l’École Cantonale d’Art de Lausanne en 2008 avec Quieu Bagna un bateau de camps à voile latine. En 2009, il remporte le grand prix du jury de Design Parade 4 à Hyères, présidé par Jasper Morrison. Passionné par la matière et par le “faire”, il aborde l’industrie et l’artisanat avec la même volonté d’innovation. Ses projets sont influencés par ses origines Provençales et Méditerranéennes. En 2011, il installe son atelier dans le Var afin de continuer ses recherches sur les matériaux, la Provence, la mer et travailler pour différents clients de l’objet à l’architecture. La même année, il remporte la bourse Agora pour le design avec son projet autour de la canne de Provence, une graminée géante aux qualités remarquables. Il construit ensuite le premier bateau fabriqué avec cette herbe. En 2019, il est diplômé de l’École Nationale Supérieure de Création Industrielle.

En parallèle, il enseigne le design à l’École Supérieure d’Art de Toulon Provence Méditerranée, tient des conférences et anime des workshops dans différentes écoles françaises et internationales.

Sur une invitation de Nathanaël Abeille, enseignant design à l’ENSA Limoges, la conférence de Antoine Boudin s’inscrit dans le cadre d’un workshop design qu’il a encadré du 25 au 29 mars 2019 à l’attention de 44 étudiants en 1ère année.

En savoir plus sur le travail de Antoine Boudin

Logo YOUTUBE pour signaler une vidéo 
Voir ou revoir la conférence de Antoine Boudin
     

 
 

 Diana Quinby 

¬ mardi 12 mars 2019 à 18h30

Cette conférence s’inscrit dans le cadre des conférences du 8 mars, journée internationale des droits de la femme.

L’art féministe américain a évolué, tout comme l’art conceptuel et le mouvement Fluxus, dans le contexte de l’éclatement des avant-gardes des années 1960 et 1970. Il a contribué à briser les principes de l’esthétique formaliste et à remettre en cause la suprématie de la peinture, considérée comme un moyen d’expression « patriarcale ». De nombreuses artistes femmes expérimentaient alors la performance et l’installation, dans l’intention de favoriser la communication directe d’un contenu le plus souvent narratif, émotionnel et personnel. Pour d’autres artistes cependant, également engagées dans les mouvements féministes, il n’était jamais question de renoncer à la peinture. Dans cette conférence, nous regarderons les œuvres de quelques-unes d’entre elles : Alice Neel, Joan Semmel, Ida Applebroog, Maria Lassnig et Amy Sillman.

Biographie :

Diana Quinby est une artiste et une historienne de l’art d’origine américaine, installée en France depuis vingt-cinq ans. Elle a une pratique essentiellement graphique de dessin et de gravure ; elle est représentée par la galerie Arnaud Lefebvre à Paris. Elle est également l’auteure d’une thèse de Doctorat sur l’art et le féminisme en France dans les années 1970, soutenue à l’Université de Paris-1 en 2003. Elle a publié des écrits sur de nombreuses artistes femmes, notamment sur la peinture de Monique Frydman et sur l’œuvre textile de Hessie.

En savoir plus sur le travail de Diana Quinby

Conférence de Diana Quinby sur une invitation de Geneviève Vergé-Beaudou – professeure à l’ENSA Limoges > littérature, théorie et histoire de la pensée, suivi des mémoires – co-coordination culture générale 
Logo YOUTUBE pour signaler une vidéo 
Voir ou revoir la conférence de Diana Quinby
  

 

 Aurore Claverie 

¬ mardi 19 février 2019 à 18h

La Métive
ou comment faire humanité ensemble. 

Photo : Façade de La Métive

 

L’ENSA Limoges est heureuse d’accueillir Aurore Claverie, directrice artistique de La Métive, le 19 février à 18h00 pour une conférence intitulée :

La Métive est un lieu de résidence de création artistique pluridisciplinaire implantée à Moutier-d’Ahun, en Creuse, région Nouvelle-Aquitaine. Elle accueille toute l’année des artistes venus du monde entier dans des espaces propices au développement et au partage de leur travail en cours. La Métive est un projet de lien social et d’action culturelle sur le territoire rural où elle est implantée.
 
L’idée de cette conférence est née de l’envie de La Métive de se rapprocher des étudiants de l’ENSA Limoges afin d’imaginer comment travailler ensemble, et de l’envie d’être à l’écoute des futurs jeunes diplômés afin de mieux les accompagner.
 

 

 Gilles Ragot 

« Les grandes figures de l’architecture du XXème s. »

L’ENSA Limoges est heureuse d’accueillir Gilles RAGOT pour deux conférences sur « LES GRANDES FIGURES DE L’ARCHITECTURE DU XXe SIÈCLE »

Photo : musée Pompidou de Shigeru Ban à Metz. Crédit photo : Gilles Ragot

  1er volet 

→ Le 23 janvier à 18h : SHIGERU BAN du minimalisme à l’éclectisme par Gilles Ragot

L’Œuvre de Shigeru ban (1957-) allie pleinement l’héritage de l’architecture traditionnelle japonaise et celui du Mouvement moderne initié il y a déjà un siècle. Mais le parcours singulier de cet architecte le conduit sur des chemins très variés, des abris temporaires destinés aux victimes de tremblement de terre à l’expérimentation de matériaux recyclables et bon marché : carton, bois, bambou. Connu notamment pour ses constructions en tubes de carton, il est aussi, en, France, l’auteur du Centre Georges Pompidou de Metz (2009).

 

  2ème volet :

→ Le 17 avril 2019 à 18h : MIES VAN DER ROHE et le minimalisme architectural par Gilles Ragot

Connu dans le monde entier pour son célèbre aphorisme « less is more« , l’architecte allemand Ludwig Mies Van der Rohe (1886-1969) est une des quatre figures fondatrices de l’architecture moderne. Après avoir travaillé en Europe et enseigné dans la fameuse école du Bauhaus, Mies Van der Rohe est contraint, après l’arrivée des nazis au pouvoir, de poursuivre son Œuvre aux États-Unis. Il va contribuer fortement à introduire le Mouvement moderne sur le continent nord-américain, en particulier sous sa forme la plus minimaliste.

Gilles Ragot, historien de l’art, est professeur HDR à l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux.
Spécialiste de l’architecture du XXe siècle, il est notamment l’auteur de Le Corbusier en France (1987), avec Mathilde Dion, ainsi que de L’Invention d’une ville, Royan 1950 (2003).

Ces événements sont organisés par la Maison de l’Architecture du Limousin  en partenariat avec l’ENSA Limoges.

 

 

 Post-diplôme Kaolin 

« Retour d’expériences »

¬ mardi 22 janvier à 18h30

Logo YOUTUBE pour signaler une vidéo 
Voir ou revoir la conférence du post-diplôme 2018-2019
  

 

 

 Gilles Clément 

« Rencontres »

¬ mercredi 16 janvier 2019 à 18h30

« Le jardin et le paysage possèdent d’emblée une dimension artistique. Soit par la perception de l’espace (lecture sensible du paysage), soit par la composition dans l’espace (architecture du jardin). Certains artistes non-paysagistes se sont rapprochés de l’art du jardin, par l’évidence plastique des formes, textures et couleurs, ou par le sens des mots utilisés pour en parler. Je montrerai des images de rapprochements opérés avec des artistes photographes, sculpteurs, dessinateurs et chorégraphes ».
Gilles Clément 
Logo YOUTUBE pour signaler une vidéo 
Voir ou revoir la conférence de Gilles Clément

 

 Martine Bedin 

« Limoges, Atout prix »

¬ mardi 18 décembre 2018 à 18h30

« (…) Dans ma propre impuissance‚ dans mon désarroi‚ chercher à me rassurer moi-même et aller‚ résister‚ aller au-devant des autres désarrois plus grands encore‚ plus douloureux‚ plus secrets‚ interdits‚ sans le droit à la parole. Prétendre à sa petite mission‚ l’exercice de ses droits‚ avoir un devoir‚ jouer son rôle. Se l’accorder. Être dans la Cité‚ être au milieu des autres‚ avoir le droit immense de pouvoir parler‚ être responsable de cet orgueil‚ être conscient de ma force. Ne pas craindre mon propre déséquilibre et mes hésitations.
(…) Ne vaudrait-il pas mieux écouter en effet‚ acquiescer‚ rester là dans son rôle‚ amuser et ne pas inquiéter‚ faire ce qu’on dit et non ce qu’on pense‚ prendre sa belle mine de circonstance et parler de belles et longues heures entre gens qui s’entendent et se comprennent de la dureté du temps sans se soucier jamais d’en changer le cours ne serait-ce qu’une seule seconde ? Et remercier encore poliment de ce qu’on nous doit pourtant‚ et se prosterner avec déférence pour une aumône prise sur notre propre fortune ? »

Jean-Luc Lagarce, Du Luxe et de l’impuissance

→ En savoir plus sur le travail de Martine Bedin, architecte designer

Logo YOUTUBE pour signaler une vidéo 
Voir ou revoir la conférence de Martine Bedin

 

 

 Alain Quemin 

¬ lundi 3 décembre 2018 à 18h

Art contemporain, notoriété et consécration : les enseignements des palmarès d’artistes.

Depuis que l’art contemporain a émergé comme catégorie au tout début des années 1970, les palmarès artistiques sont d’abord devenus omniprésents, puis ils ont pris de plus en plus d’importance au fil du temps. Si le Kunstkompass, classement des cent artistes visuels les plus importants dans le monde, s’est longtemps trouvé en situation de monopole, il s’est plus récemment trouvé concurrencé et largement distancé par le palmarès d’Artfacts avec l’avènement des « big data ». D’autres palmarès, d’œuvres ( ! ) ou des personnalités artistiques influentes au-delà des seuls artistes (galeristes, collectionneurs, commissaires…) ont également fait leur apparition.

Il s’agira, dans le cadre de cette présentation d’aborder les palmarès artistiques dans une perspective sociologique, pour comprendre ce qu’ils nous enseignent sur le monde de l’art contemporain et sur les artistes en particulier.

Alain Quemin est Professeur de sociologie de l’art, de la culture et des réputations à l’Institut d’études européennes – Université Paris 8

Logo YOUTUBE pour signaler une vidéo 
Voir ou revoir la conférence de Alain Quemin
 

 

 Federico Rossin : pour un autre 68 

¬ PROJECTIONS ET DÉBAT : les 27 et 28 novembre 2018 de 18h à 20h à l’ENSA Limoges.

Sur une proposition de Federico Rossin, historien du cinéma et enseignant à l’ENSA Limoges.

Illustration pour annoncer l'événement "Pour un autre 68"Nombreux sont les « 68 ». Pourquoi alors en évoquer un autre encore ? Cinquante ans après 68, nous avons peut-être trouvé le juste milieu entre le détachement historiographique et le témoignage des contemporains – que nous avons écouté à chaque décennale avec toujours plus d’irritation et de suspicion. La multiplicité des versions et des expériences vécues confirment une donnée qui sera décisive pour les chercheurs à venir : l’impossibilité de ramener la séquence que le nom « Mai 68 » résume et simplifie à un événement ponctuel ou monumental, mais aussi à une ligne temporelle et spatiale unique. En effet, le 68 qui nous intéresse ne coïncide pas avec la parenthèse bien-aimée et presque ludique du Mai parisien, ni avec son imaginaire tout européen – ou tout au plus états-unien. Tout comme les images et les sons qui ont raconté cet événement pluriel et polymorphe ne sont pas ceux que nous continuons à revoir sans cesse depuis cinquante ans, à chaque nouvelle célébration, et même exposés comme des icônes décontextualisées et reproduites à l’infini dans le monde de l’art contemporain comme dans le marché des sacs et des T-shirts vintage.

À la rupture des formes traditionnelles de lutte correspond une rupture des formes traditionnelles de cinéma. À un soulèvement social correspond toujours une révolution des formes artistiques : nous considérons 68 comme le moteur du cinéma (et de l’art) le plus radicale et le plus novateur. L’objectif n’est pas de se débarrasser de la mythologie 68, mais de la déconstruire pour la faire résonner ailleurs. Sortir de l’eurocentrisme, de la revendication idéologique et de la posture nostalgique, pour trouver dans les différences de perspective et l’hybridation des langages les clefs d’une lecture non-orthodoxe d’un phénomène complexe et irréductible. Ainsi, dans cette programmation, le cinéma expérimental se mêle aux ciné-tracts, les films d’artistes aux performances, les films-guérilla aux ciné-poèmes. En effet, le débordement des frontières – géographiques, politiques et identitaires – a été l’une des caractéristiques les plus durables du cinéma et de l’art de 68 : l’internationalisme des revendications communes a produit un art insatisfaite des stylèmes (les sujets) et des mots d’ordre (l’idéologie) du militantisme sclérosé, qui remplace l’horizon utopique et le long terme par des références et des contenus imposés par la hiérarchie, qu’il s’agisse du Parti ou du soi-disant « porte-parole » d’un mouvement de masse. Les étudiants des écoles d’art européennes, nord- et sud-américaines, indiennes et japonaises, sont redevables aux avant-gardes des années 1920 et réactivent une tradition que le stalinisme, les fascismes, les républiques libérales avaient essayé d’anéantir ou de récupérer. Le rapport difficile mais fécond entre les luttes sociales et l’innovation formelle se greffe alors sur le parcours libertaire qu’effectuent les artistes les plus avisés politiquement : le nouveau théâtre et ses rituels collectifs, l’art qui tente de fuir les galeries et le marché (land art, arte povera, fluxus, performance, etc). Ils produisent ainsi les matériaux qui forgent un nouvel imaginaire et de nouveaux outils d’analyse et de critique. La résistance contre les médias et la manipulation publicitaire et télévisuelle est un vecteur fondamental de création, qui oppose d’autres formes de vision aux images bridées de la société du spectacle, au service du pouvoir en place. Y opposer d’autres images signifie alors rendre praticables d’autres espaces de lutte, de partage et d’expérimentation : il ne s’agit pas juste de la contre-information, mais d’une manière de repenser le cinéma comme essai, comme tentative de démasquer la réalité pour se construire des outils qui puissent la renverser, grâce à la praxis.

Le cinéma et les pratiques des artistes qui sont nés de la constellation 68 dans le monde entier ont donc représenté un laboratoire de création d’une vigueur extraordinaire et dont la valeur demeure inchangée. Redécouvrir ce laboratoire, cela signifie contredire notre présent aveuglé par le marché, libérer un futur qui tarde à venir. « L’utopie devient sans cesse meilleure, tandis que nous l’attendons »1.

Federico Rossin

1 Expression attribuée au personnage de Leni Peickert dans le film d’Alexander Kluge Die Artisten in der Zirkuskuppel : ratlos (Les Artistes sous le chapiteau : perplexes) (1968).

 

 Roxane Borujerdi 

¬  jeudi 22 novembre 2018 à 18h30

Du 4 au 5 octobre et du 20 au 23 novembre 2018, Roxane BORUJERDI est en résidence à la carte à l’ENSA Limoges, elle est assistée de Marie-Caroline Locquet, Charlotte Alves et de Rui Shu, étudiantes en 4ème année art. Encadrement pédagogique : Alain Doret, artiste et Mylène Brach-Jeulain, responsable de l’atelier Terre/modelage. En savoir plus sur sa résidence.

Le travail de Roxane Borujerdi, diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2006, se déploie sous différentes formes : dessins, photos, sculptures, vidéos et performances. La grande variété des médiums utilisés se conçoit comme le prolongement cohérent des idées, des formes, des couleurs ou encore des thématiques.
Il est aussi la conséquence de la manière dont l’artiste explore comment les formes élémentaires se distribuent dans des environnements différents. L’œuvre de l’artiste pourrait ainsi être comparée au développement d’un système végétal, dont la souche mère serait le dessin. Une même forme passe par une série de péripéties. Chacune de ses occurrences présente un aspect différent, la faisant apparaître tour à tour sobre ou étincelante, imposante ou fragile, énigmatique ou précise. Le calcul des équivalences formelles intègre ainsi l’intuition de l’artiste, sans jamais parvenir à la réduire. Cette interférence produit un mélange reconnaissable, où la retenue se mêle au caprice dans un équilibre toujours instable et changeant.

En savoir plus sur le travail de Roxane BORUJERDI

Logo YOUTUBE pour signaler une vidéo 
Voir ou revoir la conférence de Roxane Borujerdi
  

 

 Chen Yang 

conférence et projections cinéma documentaire chinois

¬ Les 20, 21 et 22 novembre 2018 à l’ENSA Limoges et à Tulle avec Peuple et Culture.
Avec Chen YANG, diplômé – DNSEP Art avec les félicitations du jury, ENSA Limoges, 2009 – photographe et vidéaste, enseignant à Xi`an Academy of Fine Arts, Chine.

Conférence : Perdre, perdre, perdre…

→ Mardi 20 novembre 2018 à 18h, amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau – ENSA Limoges

Chen Yang fera part de son travail artistique lié à la situation sociale de la Chine et à ses transformations brutales notamment à travers deux de ses préoccupations : le temps et la disparition.

Il choisit la vidéo car soumise à l’écoulement du temps, elle rend compte de la durée et de l’irréversibilité. Pour éveiller les consciences sur le caractère inexorable du temps, il adopte le plan séquence et l’image fixe. La simplicité de la technique, les choix plastiques bruts et sans apparat favorisent une confrontation directe entre le spectateur et le propos de l’artiste.

Projections cinéma documentaire

→ le mercredi 21 novembre 2018 à 18h | amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau à l’ENSA Limoges

→ le jeudi 22 novembre 2018 à 20h  avec Peuple et Culture | salle Latreille |  Impasse Latreille | 19000 Tulle

Projection du dernier film de la cinéaste chinoise Zhang Mengqi : Zi Hua Xiang : 47 Gong Li Si Fen Ke Si.

Chen Yang est en contact direct avec les grands documentaristes chinois ; en ce moment se déroule à Paris le Festival Jean Rouch dans lequel la cinéaste chinoise Zhang Mengqi a été sélectionnée dans la compétition internationale. Elle a accepté de lui confier le film sous titré en français pour cette projection exceptionnelle.

Ce film fait partie d’un projet : le Folk Memory Project initié par le réalisateur Wu Wenguang (considéré comme le père du cinéma documentaire chinois) qui s’est donné pour objectif de produire des enregistrements visuels et textuels de l’expérience historique des populations rurales pendant la famine du « grand bon en avant ».
Le « grand bond en avant » est le nom donné à la politique économique lancée par Mao Zedong et mise en œuvre de 1958 à 1960. Une campagne qui a mobilisé par la propagande et la coercition l’ensemble de la population et qui avait pour intention de stimuler en un temps record la production par – entre autres – la collectivisation de l’agriculture.  Ce programme s’est révélé un fiasco et a eu pour conséquence une grande famine. Les estimations actuelles varient entre 30 et 55 millions de chinois morts de faim entre 1959 et 1963.

= = = = = = =

Ci-après un extrait vidéo : Self Portrait: Sphinx in 47 km de Zhang Mengqi proposé par le Comité du film ethnographique

« C’est le septième film de ma série 47 km. Le plan d’ouverture montre un mur sur lequel est écrit un slogan politique, en partie effacé, qui est devenu un énoncé à compléter : « Seul le …isme peut sauver la Chine » . La femme qui habite cette maison répond à l’énigme en racontant l’histoire de son fils décédé. Dans le même village, Fang Hong, 14 ans, peint ses rêves sur le mur de sa maison. Les deux murs deviennent le paysage du village. Posent-ils une question ? Offrent-ils une réponse ? C’est comme l’énigme du Sphinx ».

Zhang Mengqi 

En savoir plus

 

 Samuel Aden et Laurent Kropf 

¬ mardi 9 octobre 2018 à 18h30

Photo de Samuel Aden - Hineinhören - Installation participative

Du lundi 8 au vendredi 12 octobre, l’ENSA Limoges accueille Samuel Aden et Laurent Kropf pour deux workshops transversaux avec les étudiants de 4ème et 5ème années art et design.
À l’occasion de ces 2 workshops intitulés respectivement Construire un silence et « sans titre 2 », 2018, dimensions variables, mixed média, Samuel Aden et Laurent Kropf nous présenteront leur travail et leur parcours.

En savoir plus sur le travail de Samuel Aden
En savoir plus sur le travail de Laurent Kropf

 

 

ENSA LIMOGES | Campus de Vanteaux | 19, avenue Martin Luther King | B.P. 73824 | 87038 LIMOGES CEDEX 01 | 05 55 43 14 00

CONTACTEZ-NOUS