Charlie Chine, l'opératrice radio, Les Glacières, Bordeaux 2019

Charlie Chine

Charlie Chine en résidence d’artiste du 26 novembre au 17 décembre 2021 à l’ENSA Limoges.

Dans le but de poursuivre mon projet nommé « Les Appareils Destinés à l’écoute », je fais appel aux compétences des techniciens de L’ENSA Limoges, Patrick Audevard et Jessie Derogy, afin de réaliser un moule pour la production de multiples d’un pavillon acoustique en porcelaine.
Le temps de résidence servira à créer le premier prototype de pavillon émaillé.

À PROPOS :

Diplômée de la Villa Arson et des beaux arts d’Aix en Provence, Charlie Chine s’intéresse aux différents modes d’écriture de la fiction. Au travers d’études, d’activités, de récits ou d’objets, elle décortique l’habitus de l’homme moderne en interrogeant notamment la mémoire, collective et individuelle, la notion de lieu commun ou encore celle du travail ou de la volonté de faire œuvre.

Modèle de nue en 1901, ingénieur dans les année 30, dactylographe en 1960, guide touristique dans les années 80, commissaire d’exposition, squatteuse, secrétaire, musicienne, sociologue, régisseur ou encore présentatrice du journal télévisé, Charlie Chine écrit à coup d’expositions, d’actions et de performances le récit de sa propre histoire.

A partir d’actions élémentaires (visser, peindre, recopier, tailler, récolter…) cadencées par la musique du poste de radio ou par le tic-tac de l’horloge, Charlie Chine pousse la répétition du geste jusqu’à la performance. Absurde, anti-productif, voir complètement inutile, le travail devient ici le spectacle de notre capacité à vouloir nous produire nous-même.

Produits de correction, ou pour rendre le monde meilleur, produits pour prolonger l’écoute, celle de l’autre, celle de soi, ses objets ne font peut-être pas partie du monde moderne, mais appartiennent à un ailleurs nostalgique où ce mélange pop culture et humour noir.

Dépositaire d’une mémoire individuelle et collective, l’individu est pour elle, la variable, l’unique, le comparable. Elle décortique l’habitus de l’homme moderne au travers de ces mêmes conditions d’existences, telles que sa culture, son travail, son éducation, le territoire qu’il occupe ou s’octroie ainsi que sa manière de l’habiter.

Basées sur l’anonymat des participants, elle conduit des études publiques afin d’explorer la mémoire à long terme, entre les traces résiduelles de la consommation active et passive de la culture de masse et ce qu’il reste de Soi (cartographie de récits autobiographiques, archivages de souvenirs d’expériences collectives, étude de la ritournelle chez la génération « y », bilans de compétences).

Que ce soit au travers d’objets néo-paléophoniques, d’études sur le souvenir, en passant par la mise en spectacle des automatismes post-tayloriques, Charlie Chine nous propose une vision archéologique de l’homme moderne. Elle brouille les pistes, se joue des frontières délimitant le statut du créateur à celles du fabriquant. Elle positionne son corps – je suis l’artisan au service de moi-même – au cœur d’une pratique où l’identité même de l’artiste se fond au travers de réseaux multiples.

En savoir plus sur le travail de Charlie Chine

ENSA LIMOGES | Campus de Vanteaux | 19, avenue Martin Luther King | B.P. 73824 | 87038 LIMOGES CEDEX 01 | 05 55 43 14 00

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