Gif animé : présentation de Charivari 2021

Charivari 2021

Du 25 au 29 janvier 2021, l’équipe pédagogique de l’ENSA Limoges a convié, dans le respect des règles sanitaires en vigueur, des étudiantes-étudiants à participer à une semaine de workshops (9 propositions).
À cette occasion l’ENSA Limoges a accueillie 5 étudiantes-étudiants ainsi que leur professeur Hélène Picardi de la classe préparatoire aux écoles supérieures d’art de Vitry-sur-Seine  (cette classe s’adresse à celles et ceux qui souhaitent faire de la création leur domaine de réalisation personnelle et professionnelle, et qui veulent s’engager dans des cursus d’études supérieures artistiques).

 

Projet Fontevraud

avec Guy Meynard, Jessie Derogy, Cynthia Tonnerre, Marie-Laure Trochon, Patrick Audevard

Ce workshop était ouvert à 15 étudiantes-étudiants en alternance dans les ateliers porcelaine et
couleur-décor.

Photo : décor porcelaine pour atelier Fontevraud

L’Abbaye royale de Fontevraud a invité l’ENSA à réaliser la « Table de Noël 2021 ». L’Abbaye finance la production de 365 assiettes en porcelaine, et toute l’école (personnels, étudiants) sera invitée à contribuer à la conception de ce projet. Il s’agit d’un projet pour l’ensemble de l’école où chacun de nous peut venir s’exprimer au travers de cette page blanche qu’est l’assiette. Ce sera là une photographie générale de l’école durant cette année particulière.
Le workshop charivari sert d’amorce pour lancer le projet global.

 

Bip Bip #1 : construction d’un dispositif de monstration et à performer

avec Clorinde Coranotto et Arnaud borde, avec le soutien de Jonathan Bass, François Coadou et Chiara Palermo.

Ce workshop était ouvert à 10 étudiantes-étudiants de 2ème, 3ème et 4ème années art ou design dont 5 s’engageront à participer à une performance itinérante intitulée La 3e Triennale art nOmad « nappes-nattes » les 7 et 8 octobre (lancement à l’école et au 104 à Paris) et du 12 au 19 octobre 2021 (itinérance en France). Le workshop s’est déroulé dans l’atelier volume et dans le van de art nOmad.

Visuel du workshop Bip Bip, Crédit photo : Clorinde Coranotto

Le workshop consiste à construire un dispositif de monstration et à performer qui sera actionné à l’ENSA Limoges lors du lancement de la troisième triennale d’art nOmad (structure partenaire de l’école) et de l’itinérance programmée dans différentes villes en France. Ce premier workshop consiste à penser et à commencer à fabriquer les différents modules de ce dispositif scénique. Celui-ci devra être modulable et facilement montable/démontable permettant de montrer un corpus d’œuvres à l’intérieur et à l’extérieur du Véhicule art nOmad (Van). Les œuvres* ainsi que le dispositif de monstration devront être contenus et facilement rangés dans le Van après chaque présentation de la triennale. Devront être prises en compte les multiples contraintes liées à ce type de monstration devant résister à un périple de 2 474 kilomètres et à la manipulation journalière avec de nombreux montages et démontages d’exposition sur la place publique sur une très courte période. C’est pourquoi, le bambou (provenant d’un producteur local situé à Ambazac) est le matériau qui sera utilisé pour cette construction en kit.

* Les œuvres exposées dans et autour du Van :
Les artistes exposés dans et autour du Van ont été choisies par Valentin Rodriguez, commissaire de la Triennale et par ailleurs directeur de l’Institut Français du Cambodge. La plupart des œuvres sont issues de la scène asiatique du sud-est.
Un premier corpus d’œuvres (photos, sculptures, installations, vidéos…) sera présenté à l’intérieur du Van. Un deuxième corpus d’œuvres (films et œuvres numériques projetées, œuvres sonores, impressions sur bâche, performances sous forme de défilés par exemple…) sera présenté à l’extérieur du Van sur la place publique (parvis de FRAC et centres d’art, place de marché ou esplanade devant un port par exemple). Celui-ci comprendra des espaces à et de convivialité afin de vivre et de partager avec différents publics/participants cette expérience hors du commun.

Les artistes exposés sont :
Arts visuels : Pénélope Bagieu, Bertrand Dezoteux, Hann Henong, Adana Legros, Srey Mao, Myriam Omar Awadi, Jeff Perigois, Sopheap Pich, Em Riem, Philong Sovan, Daniel Spoerri // Cinéma : Davi Chou, Xavier de Lauzanne, Jessé Miceli, Rithy Panh // Mode : Sylvain Lim, Kéo Lim, Eric Raisina // Musique et danse : Le Ballet royal du Cambodge, Phare, Silverbell.

 

Le corps augmenté

avec Ludovic Mallegol

Ce workshop était ouvert à 7 étudiantes-étudiants et s’est déroulé au laboratoire de recherche CCE.

photo : visuel workshop "le corps augmenté"

Concevoir, modéliser puis imprimer en 3D un objet propre à augmenter (ou pas) les fonctionnalités et activités du corps, (ergonomique, esthétique, physiologique, etc.). L’objet doit être portable.
Un archivage des productions sera fait par la photographie et/ou la vidéo et rassemblé dans un document collectif (mise en page par les participants).

Apprendre :

  • La création de motifs géométriques sur des formes complexes avec Rhino et son plugin Grasshopper.
  • La modification intuitive avec le module « sculpt » de Blender.
  • L’impression 3D plastique classique et impression 3D sur tissu.

Développements possibles (sous réserve de temps et de disponibilité du matériel) :

  • Utilisation de la tablette tactile pour sculpter des objets en 3D.
  • Utilisation du scanner 3D pour scanner des parties de corps et y appliquer vos créations.

Produire :

  • Des objets 3D virtuels sur une base de parties de corps humain.
  • Des impression 3D de vos créations à l’échelle 1 de vos objets « portables ».

 

Conglopolis

avec Cécile Vignau, Jérémie Garry et Patrice Blouin

Ce workshop était ouvert à 8 étudiantes-étudiants et s’est déroulé hors les murs et dans l’atelier textile.

Visuel du workshop Conglopolis

Les noms des rues et les statues ont été récemment au centre des discussions. On débattait de savoir s’il fallait les remplacer par d’autres plus synchrones avec nos valeurs. Mais avant d’effacer entièrement la ville, et de la réécrire, peut-être peut-on commencer par l’altérer. Ou l’hybrider de l’intérieur.

Le workshop CONGLOPOLIS se propose de baptiser les intersections en inventant les personnages imaginaires qui se tiendraient au croisement de deux rues. Ces personnages mixtes (ou congloméros en hommage à Victor Brauner) sont tous inventés selon le même procédé. Par hybridation : en prenant appui sur les noms réels, historiques, des rues. Au croisement des rues Jean-Jacques Rousseau et Marie Curie, on trouvera par exemple la figure inédite d’un Jean-Jacques Curie ou d’une Marie Rousseau !

Le workshop commence ainsi par une recherche toponymique autour de la ville pour isoler les croisements de rue les plus intéressants. Dans un second temps, pendant trois jours, chacun des participants compose un autoportrait d’un de ces congloméros. À la fois de manière discursive (texte à la première personne) et plastique (confection d’un costume). Il est également amené à construire son podium-estrade personnel. Puis, le dernier jour, chacun des participants performe à tour de rôle son personnage à chacun des croisements de manière à créer pendant quelques heures une version alternative CONGLOPOLIS de Limoges.

Photo: atelier textile Conglopolis

Bijou : forme et fonte

avec Terhi Tolvanen et Bérenger Malmasson

Ce workshop était ouvert à 11 étudiantes-étudiants et s’est déroulé dans l’atelier POP bijou.

Photo : visuel workshop Bijou : forme et fonte

L’atelier POP bijou propose un workshop d’initiation à la taille du bijou contemporain et à une technique très particulière : la fonte. Ce workshop permet aussi une rencontre avec Bérenger Malmasson, un professionnel du moulage et de la fonte dans le cadre artistique.
Beaucoup de recherches seront lancées sur les qualités de cette technique fascinante à travers de nombreuses expérimentations. Bérenger va nous faire voir aussi comment utiliser les outils et machines de la fonte. Le but du travail est de se rendre compte des possibilités et des qualités de cette technique. Il s’agit de découvrir les techniques différentes pour comprendre les capacités variées réalisables. Des préparations ont déjà été réalisées en avance en formes de cires.
Après l’obtention du DNAP à l’ENSA de Limoges, Bérenger Malmasson s’est dirigé vers les métiers liés au milieu de la sculpture, au côté de deux professionnels, l’un fondeur, l’autre spécialisé dans les matériaux composites. Leur accompagnement lui a permis d’éprouver et de maîtriser son savoir-faire de mouleur d’art. Aujourd’hui indépendant, il propose ses prestations aux personnes souhaitant reproduire leurs pièces en plusieurs exemplaires.

Photos réalisées pendant le workhop :

Vidéo présentant Bérenger Malmasson lors de la destruction d’un moule :

 

La manufacture des apprentis céramistes

avec Nicolas Tourre, Mylène Brach-Jeulain, Hadrien Venat et Patrick Audevard

Ce workshop était ouvert à 12 étudiantes-étudiants et s’est déroulé dans l’atelier terre.

Photos : installation, œuvres de Renaud Bézy

« Il y avait eu ce projet engagé l’année dernière avec les étudiantes-étudiants en 1ère année qui nous avait fait regarder, dans la peinture moderne, les formes inédites que prenaient les représentations de vases, de tasses ou d’assiettes dans la nature morte, pour à notre tour, créer des versions singulières d’objets céramiques peints, à partir des formes repérées et extraites des peintures de Braque, de Picasso ou de Morandi.

Puis, au gré de quelques visites d’expositions d’art contemporain où les formes usuelles d’objets céramiques sont de plus en plus présentes (telles les productions récentes de Renaud Bezy (voir image ci-dessus), d’Octave Rimbert Rivière, de Clément Garcial, de Laura Porter ou encore l’exposition récente d’Ulla von Brandenburg au Palais de Tokyo), l’idée m’est venue d’exploiter l’atelier céramique, le temps d’un workshop, pour produire des formes expérimentales liées aux usages, particulièrement ceux du boire et du manger. C’est d’ailleurs une des premières fonctions économiques du matériau céramique et son traitement par les artistes et les designers exploite sans cesse cette fonction, selon les aléas de l’histoire. Actuellement la Galerie Alain Gutharc, à Paris, présente une exposition intitulée « Vase », qui montre les variations de cet objet usuel typique susceptible de faire sculpture.

Autour de cette expérience d’une forme usuelle soumise à un traitement plastique relevant aussi bien du design que de l’art, je souhaite donc inviter un groupe d’étudiants à produire des formes usuelles ou faisant semblant de formes usuelles, et dont l’usage, l’installation ou l’accrochage décideront seuls de la nature ».
Nicolas Tourre

Objectifs : produire des formes expérimentales liées aux usages, particulièrement ceux du boire et du manger.

  • Exploiter et expérimenter les mises en formes traditionnelles liées au matériau céramique dans sa fonction de contenant ou de récipient.
  • Appréhender ce qui détermine la nature d’un objet usuel ou d’un objet d’art, en jouant de l’aléatoire de la production, du hasard du geste ou de la maîtrise d’une technicité qui produit la forme.
  • Prendre la mesure d’une production à plusieurs temporalités.

Les étudiants ont la possibilité, très recommandée, de réaliser un ensemble de dessins croquis de formes qu’ils envisagent de produire en volume.

 

On (re)fait ton clip

La création comme érection La création comme ouverture

avec Clémentine L’Héryenat et Laure Bréaud

Ce workshop était ouvert à 15 étudiantes-étudiants et s’est déroulé dans le pool art.

visuel : charivari 2021, on (re)fait ton clip

À partir d’une généalogie de 7 séquences d’extraits de films et de clips constituée autour du concept de corps en régime ébrieux, – corps ivre, corps en transe, corps malade, l’objectif de ce workshop est de produire une série de vidéos-reprises, et, en parallèle, de produire deux éditions qui transposent ces reprises filmées :
– par le biais de l’écriture enfantine (des comptines) illustrée
– par la conception d’un manuel qui raconte en texte et en image les réflexions et actions de la semaine.

L’enjeu de ce workshop est d’amener les étudiantes-étudiants à explorer par mimesis une généalogie d’œuvres chantées et performées loin des cadres de l’art contemporain, en apparence. Sept séquences qui, dans leur diversité, manifestent au sein d’une collectivité, d’un collectif-refuge le plus souvent, une force issue d’un état du corps en régime ébrieux, c’est à dire d’un corps qui manifeste dans le moindre de ses gestes l’entièreté de son corps en tant qu’il est ici et maintenant, quel que soit l’état dégradé ( et vulnérabilisé) dans lequel il se trouve.
L’étudiante-étudiant devra pouvoir tirer de ce workshop des lunettes pour aborder ses propres gestes de créatrice/teur en tant qu’émanation, ou transposition, d’œuvres ou non cataloguées, existantes. Notre visée pédagogique est que ces lunettes puissent améliorer l’expression des étudiantes-étudiants, tant dans le domaine plastique que dans celui de sa pensée, et l’ouverture de son champ d’action et de réflexion dans le domaine de ses études.

Techniques envisagées : prise de vue et montage vidéo, linogravure et xilographie, écriture, peinture acrylique, couture, mise en page.

 

Le souffle du dragon ou la Tempête et l’enfumage

avec Delphine Gigoux-Martin, Agathe Girard, Marion Chambinaud, Hélène Juillet et Olivier Shaw

Ce workshop était ouvert à 4 étudiantes-étudiants et s’est déroulé dans l’atelier terre.

Panneau peint, temple Kennin-ji, Kyoto, Japon

  • Travail à l’atelier porcelaine de la technique dite de « l’enfumage »*
    Les pièces peuvent être crues ou « dégourdi » ou une mono-cuisson sans émail.
    L’expérimentation porte essentiellement sur des productions en porcelaine.

*Le décor sans apport de matériau
Coloration en surface du tesson cuit, parfois poli et ou engobé, d’un noir qui varie d’intensité. Il consiste à introduire des matières qui produisent un dépôt carboné. L’enfumage se pratique en fin de cuisson, en recouvrant les céramiques avec des matériaux fumigènes (paille humide, feuille etc…) ou en provoquant dans le four une fumée épaisse, tout en bouchant les issues (cuisson réductrice). Les pâtes noires brillantes peuvent devoir cet éclat à un enduit charbonneux liquide (références : « Céramique », monum, Éditions du patrimoine, Paris, 2001).

J. Patinir Traversée du monde souterrain, 1520-24, huile sur panneau 64x103cm, Musée du Prado, Madrid

  • Aventure complétée d’une lecture « sur table » de La Tempête de William Shakespeare et d’une discussion avec François Coadou (analyse de la pièce de théâtre dans une mise en perspective des enjeux entre “magie et réalité, savoir et prétendre”).

 

« Super vision : chroniques d’une mosaïque annoncée »

avec Marie-Pierre Saunier

Ce workshop était ouvert à 5 étudiantes-étudiants qui ont déambulé dans l’école.

Photo : Luna Mouries, Charivari 2020

Marie-Pierre Saunier encadre les pratiques photographiques auprès des étudiants de l’ENSA Limoges. Elle les conduit, suivant des thématiques annuelles, à expérimenter l’usage de l’appareil photo et des techniques de prise de vue. Chaque année, une nouvelle exposition présente les travaux réalisés par les étudiants.

Il s’agira d’utiliser les outils de la photographie pour rendre compte des moments et des situations vécues pendant ce Charivari 2021.
Chaque étudiant devra opérer d’une manière originale, de façon à produire une compilation de photographies insolites et si possible joyeuses.

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