Photo : Arnaud Dubois et la phrase de Baldessari "I will not make any more boring art"

Arnaud Dubois

Arnaud Dubois est professeur d’histoire de l’art et du design à l’École Nationale Supérieure d’Art de Limoges, chargé de recherche au laboratoire « Histoire des technosciences en société » du Conservatoire National des Arts et Métiers (HT2S-Cnam) et chercheur associé à la plateforme « Art, Design, Société » de l’EnsadLab, le laboratoire de recherche de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs.
Il est membre du projet H2020 « Mingei: Representation and Preservation of Heritage Crafts », de l’ERC « Chromotope, the 19th Century Chromatic Turn » (Sorbonne Université et Oxford University) et du GDR « Techniques et production dans l’histoire » du CNRS. Arnaud Dubois est l’auteur de La vie chromatiques des objets (Brepols 2019) et Les Meilleurs Ouvriers de France (Skira editore 2017), et co-éditeur de Arcs-en-ciel & couleurs (CNRS 2018). Docteur en anthropologie sociale de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et diplômé des Beaux-arts de Paris, Arnaud Dubois a été lauréat de bourses de recherche de la Fondation Fyssen à University College London et du Département de la recherche du Musée du quai Branly. Ses travaux ont été publiés dans Techniques&Culture, Artefact, Images re-vues, Social Science Information et Third Text. Arnaud Dubois a été curateur pour le Musée des arts et métiers à Paris et chercheur associé au Museo della Grafica à Pise et au Musée de l’Homme à Paris.
 
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Photo d’entête de page : Arnaud Dubois devant la phrase de Baldessari « I will not make any more boring art »
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ACTUALITÉ :

Journée d’étude : Savoirs Sensibles, esthétique et anthropologie

affiche journée d'étude savoirs sensibles

Organisée par la Plateforme « Art, design et société » d’EnsadLab (Francesca Cozzolino, Arnaud Dubois – enseignant histoire de l’art et du design à l’ENSA Limoges – et Sophie Krier), le laboratoire de recherche en art et design de l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris., cette journée d’étude proposait d’étudier la notion de « savoirs sensibles » dans ses dimensions esthétiques et anthropologiques afin d’interroger sa capacité opératoire pour la recherche en art et design à produire des formes de connaissances.

En remettant à l’honneur le paradigme sensoriel qui est à l’origine de l’esthétique de Baumgarten et en le confrontant aux travaux contemporains de l’anthropologie des sens (David Howes et Marie-Luce Gélard), de la  théorie esthétique (Mildred Galland-Szymkowiak et Céline Trautmann-Waller) et aux pratiques curatoriales en art (Catherine Wood) et en design (Mariana Pestana) qui questionnent le corps sensible en mouvement et les formes de relation empathique au monde, l’enjeu de cette journée d’étude était double : repenser la relation entre l’art et la société mais aussi entre l’humain et son environnement sensoriel dans la construction de nos cultures matérielles. Depuis le terme de sensible en passant par celui de sens, de sensualité et de sensation, cette journée visait alors à cerner la sémantique du savoir sensible et les outils analytiques et méthodologiques utilisés pour étudier et travailler cette notion.

Elle s’est tenue le 13 avril 2021, de 10h à 18h30, en visio-conférence, était ouverte à tous les publics, sur inscription.

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La création en actes

Image : La création en actes.

Le 15 décembre 2020 à 18h s’est tenu le lancement de l’ouvrage numérique La création en actes. Enquête autour d’une exposition de Pierre di Sciullo, auquel a participé Arnaud Dubois.

Cet ouvrage vise à reproduire la manipulation des œuvres au moyen d’une remédiation des principes des pièces originales.
Des gestes interactifs ont proposé au lecteur du livre numérique une expérience sensible proche de l’émerveillement ou de la surprise. Outre le changement d’échelle et de format, il s’agissait de tirer parti des possibilités interactives des supports et écritures multimédias pour proposer de nouveaux modes d’analyse et de restitution de la création en design graphique.

La rencontre a pris la forme d’une présentation polyphonique de l’ouvrage donnant la parole à tous les contributeurs de ce projet éditorial : les auteurs Francesca Cozzolino, Arnaud Dubois, Lucile Encrevé et Julien Gineste ainsi que les designers d’interaction Benoit Verjat et Quentin Juhel, la développeuse Sylvie Tissot, la photographe Hortense Soichet et le designer graphique Pierre di Sciullo.

Lien ZOOM : https://zoom.us/j/99901465246

Plus d’informations sur cet événement

 

Journée d’étude : Créolisation par l’art et le design ? Créer dans le Tout-monde

affiche : Journée d'étude Créolisation par l’art et le design ? Créer dans le Tout-monde

Journée d’étude organisée  par la plateforme « art, design et société » d’EnsadLab.
La plateforme « art, design et société » est dirigée par Francesca Cozzolino, Arnaud Dubois – professeur à l’ENSA Limoges – et Sophie Krier à l’EnsadLab (laboratoire de l’École des Arts Décoratifs – Université Paris, Sciences et Lettres, PSL) avec le soutien de la Chaire arts & sciences de l’École polytechnique, de l’EnsAD-PSL et de la Fondation Daniel et Nina Carasso.

Elle s’est tenue le 17 novembre 2020, de 10h à 18h30, en visio-conférence, ouverte à tous les publics, sur inscription.

Télécharger le programme détaillé

 

 

 

Conférence de Arnaud Dubois

¬ le 18 février 2020 à 18:30 à l’ENSA Limoges

« Le partage de la couleur : entre biologique et social »

Dans l’Histoire Naturelle (1749-1789), le naturaliste et philosophe Buffon postule que tous les êtres humains sont issus d’un même rameau, à partir duquel ils se seraient différenciés : « L’Homme, blanc en Europe, noir en Afrique, jaune en Asie et rouge en Amérique n’est que le même Homme teint de la couleur du climat ». Cette diversité chromatique humaine devient un objet d’étude dans les premières enquêtes de l’anthropologie biologique de la seconde moitié du XIXe siècle. Les protocoles empiriques mis en place pour l’étude de la coloration de l’homme produisent ainsi des typologies classificatoires. Les travaux de Paul Broca et son « Tableau chromatique des yeux, de la peau et des cheveux » (1864) ou encore ceux de Georges Pouchet et sa thèse sur « les colorations de l’épiderme » (1864) alimentent l’idée d’un impérialisme esthétique du blanc où les couleurs sont la marque dégradante de l’Autre. Les travaux anthropologiques sur la coloration permettent ainsi d’objectiver les thèses racistes et évolutionnistes et de justifier la colonisation et l’esclavagisme. Cette politique de la couleur a des conséquences centrales dans les débats sociologiques de « la ligne de couleur » (Du Bois 1903) qui émergent au tournant du XXe siècle au sein du mouvement anti-raciste et des théories décoloniales.
A travers l’examen de sources historiques issues des sciences naturelles, de l’anthropologie biologique, de la sociologie de la race et de l’histoire de l’art, cette conférence tentera de penser les sources du problème de la couleur dans la pensée occidentale et de restaurer ainsi la dimension des pratiques sociales, politiques, esthétiques et scientifiques de ce qui est défini comme couleur en occident, indispensable pour mener un travail de critique des présupposés de race aujourd’hui.

Son dernier ouvrage La vie chromatique des objets (Brepols 2019) propose une approche anthropologique de la couleur dans l’art contemporain. Ses recherches portent sur la construction sociale de la couleur dans les sociétés européennes modernes qu’il étudie au prisme des relations entre science, art et technique.

Voir ou revoir sa conférence :

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