gif animé présentant la manifestation Parcours Bijoux 2017

ARC Artificium

 L’ARC en 2018-2019 

Gif : invitation à l'exposition de bijou contemporain : Le bijou, still a risky business

Le bijou, still a risky business est une exposition de bijou contemporain réalisée par les étudiantes de l’ARC – Atelier de recherche et de création – ARTIFICIUM de l’ENSA Limoges.
Elle se tiendra du 13 au 17 mars 2019 à l’Institut français de Munich, à l’occasion de la Schmuck, Munich jewellery week.

Son titre est un clin d’œil à l’exposition Risky Business, de Paul Derrez, présentée au sein de sa galerie, Ra, en 1996. L’artiste y prenait le risque d’assumer son homosexualité via ses œuvres. Vingt-trois ans plus tard, Le bijou, still a risky business convoque moins le tabou sexuel que ceux, non moins épineux, du prix d’une œuvre, et de l’enseignement du bijou dans une école supérieure d’art en France.

Comment fixer le prix d’une œuvre, et d’autant plus celui d’une création de bijou contemporain, qui par essence se positionne singulièrement entre art et design ? Mais aussi : comment enseigner le bijou contemporain dans la seule école nationale supérieure d’art de France qui puisse à ce jour se faire valoir d’une mention bijou ? Il y avait là deux risques à prendre : trancher sur le prix, et questionner la transmission d’une discipline encore confidentielle en France.

Cet événement s’inscrit dans la dynamique d’un travail de deux ans en deux volets : En quête du juste prix, puis Pop show. Sous forme d’enquêtes, les étudiantes ont interviewé des artistes pour récolter avis, conseils et anecdotes sur ces deux gageures. Le bijou, still a risky business présente donc tout à la fois les travaux des étudiants, des professeurs Monika Brugger et Tehri Tolvanen, mais aussi des artistes internationaux accueillis chaque année à l’atelier bijou de l’Ensa Limoges par POPA.i.R. (artist in residence) : Esther Knobel, Helena Lehtinen ou encore Karin Seufert et Tore Svensson.

Ces deux ans d’investigation, de création et de mise en œuvre ont notamment donné lieu à l’invention originale d’une charte permettant de revisiter avec humour et sérieux la question du prix : prix poulain, prix calculette ou encore prix chewing-gum ? Scénographie, communication visuelle, montage d’un crowdfunding et recherche de leurs propres mécènes : les étudiantes ont par ailleurs pris le risque et relevé le défi d’assumer elles-mêmes l’intégralité de l’exposition.

Deux rendez-vous clefs pour les rencontrer et poursuivre ce débat du risque en leur compagnie :

  • Vernissage : le jeudi 14 mars de 17h à 21h
  • Finissage brunch-tombola : dimanche 17 mars de 11h30 à 14h

Une exposition avec les œuvres de :

Alice Khau, Anaïs Arrayet, Anne Léger, Carla Garcia Durlan, Cécile Flory, Cécile Maes, David Bielander, Elvire Blanc Briand, Esther Knobel, Gésine Hackenberg, Helen Britton, Helena Lehtinen, Jasmin Matzakow, Jean Savard, Karin Seufert, Laurie Noyelle, Manon Écotière, Manon Papin, Marianne Anselin, Marie Masson, Marie-Caroline Locquet, Marine Chevanse, Marine Dominiczak, Miranda Hoegberg, Monika Brugger, Nadja Milivinti-Gaujoux, Pauline Pinoteau, Peter Hoogeboom, Philip Sajet, Romain Jamet, Roxane Boisserie, Shuling Liu, Terhi Tolvanen, Tore Svensson, Ute Eitzenhöfer, Xiao Chen, Yao Tan, Yiumsiri Vantanapindu.

Projet encadré par Monika Brugger, Laurence Verdier, Camille Vacher et Hadrien Venat.

Everyone has a problem
with setting a price.
It’s never easy. There are no rules.

Tore Svensson

S’il est probablement cocasse de
mettre en relation risque et enseignement,
faire du bijou contemporain présente aussi
le risque de ne pas être compris par ceux et
celles qui ne sauraient regarder que dans la
contemporanéité de leur propre discipline.

Monika Brugger

RETROUVER L’ÉVÉNEMENT SUR MUNICH JEWELLERY WEEK

Informations pratiques :

Institut Français (1er étage)
Kaulbachstraße 13
80539 Munich

13/3/19 – 17/3/19

Mercredi : 14h-19h
Jeudi : 11h-21h
Vendredi-dimanche : 11h-19h

 

 

 L’ARC en 2017-2018 

Artificium, parcours bijoux 2017

 
ARTIFICIUM, jeu de rencontres est un double projet d’exposition imaginé et réalisé par des étudiants des options art et design de l’École nationale supérieure d’art de Limoges.
Dans le cadre de Parcours bijoux 2017, les étudiants ont endossé la casquette de commissaire d’exposition pour promouvoir les bijoux de Pop atelier bijou et ce sans leur présence physique. Tout un défi pour encourager de nouveaux échanges et partager ces pièces uniques de manière décalée et ludique.
Voici leur étonnante parade :

Diamonds in the city : site de rencontres pour trouver sa perle rare.

Image : Trouvez votre perle rare

Inscrivez-vous et trouvez votre perle rare

PopHop : jeu de société permettant d’ouvrir son imaginaire et de se familiariser avec le bijou contemporain.

Image : Venez à la rencontre PopHop

Retrouvez-les sur Facebook

Ces deux derniers projets se sont transformés en une véritable aventure.
Chaque étudiant a expérimenté les ateliers de graphisme, photographie, web, sérigraphie, couture, teinture, de 
volume/bois et même l’atelier bijou.

Tout est du made in ENSA Limoges sans aucune délocalisation !

Avec les étudiants de l’École nationale supérieure d’art de Limoges :

Camila Rigaud • Cécile Maes • Fanny Cavan • Georgia Papaionnou (Master CCIC) • Marjorie Tirollois • Mathilde Jobron • Pauline Pinoteau • Romain Jamet • Thibault Gibierge  • Véronique Framery • Violène Dodeux

Encadrement du projet : Monika Brugger et Marianne Rulland

Liens référentiels :

Voir la page dédiée à Artificium, jeux de rencontre sur le site de Parcours Bijoux 2017
Retrouver encore plus plus d’infos dans le supplément BEAUX ARTS

 
 

 L’ARC en 2016-2017 

ARTIFICIUM 3 / FRENCHCONNEXION

Photo : la panoplie de l'intime, ARC artificium

Construire et fabriquer une exposition virtuelle ou réaliser une « publication ».
Exposition dans le cadre de Parcours bijoux 2017 à Paris.
Sont concernés, les étudiants en année 3, 4 et 5.

Encadrement

¬ Monika Brugger, orfèvre et plasticienne
¬ Marianne Rulland, design graphique
¬ Laurence Verdier, bijoutière plasticienne et commissaire d’exposition invitée
En collaboration avec Sophie Hanagarth pour la HEAR.

Contenu

« Nous étions conviés à contempler l’art dans des lieux identifiés, emblèmes du pouvoir économique ou symbolique, tels que la galerie d’art ou le musée. Bien des artistes vont déserter ces périmètres sacrés de la médiation artistique pour présenter leurs oeuvres, qui dans la rue, dans les espaces publics ou la campagne, qui dans les medias ou quelque autre lieu permettant  d’échapper aux structures instituées. L’art, y compris dans un moment moderne, était teinté d’idéalisme, prenait pour visée l’arrachement du spectateur aux turpitudes terrestres. »
Paul Ardenne, Un art contextuel, création artistique en milieu urbain, en situation d’intervention et de participation, Paris, Flammarion, 2002
L’ornement corporel, qu’il soit bijou, parure, tatouage, piercing, élément de performance… constitue les identités dans une culture où l’apparence compose avec les faits. Élément de communication, il pose quelque chose de notre état d’être au monde.
L’ornement non seulement signe ce que nous sommes et avec qui nous sommes, mais marque également un engagement autant du créateur que du porteur.
French-connexion (collectif de 3 écoles – AFEDAP, ENSA, HEAR – propose un enseignement contemporain du bijou) s’exposera à l’occasion du Parcours bijou à Paris de septembre à octobre 2017. Pour cette occasion les étudiants de l’ENSA deviennent des commissaires d’exposition en tant que créateurs d’images, réalisateurs de film, écrivains de fictions, webmasters, programmateurs ou créateurs de site sur internet.
L’ARC propose d’engager des recherches théoriques et pratiques autour de la question du bijou et de sa fonction en tant qu’objet social qui réinvente l’humain, pour créer « une interface » ouverte au public.
Le travail de « commissaire » s’articule autour de symboles choisis en lien avec la culture contemporaine et sa représentation à travers des médiums multiples.
L’objectif est de proposer des « lectures » adéquates des pièces fabriquées dans l’atelier POP, par la mise en œuvre de fictions ou de mises en scènes à travers des tableaux fixes, mobiles, numériques ou virtuels.

Objectifs

Création d’une exposition virtuelle (faisant appel à des techniques numériques), des bijoux des étudiants actuels et anciens de l’atelier POP. Cette exposition se traduira par un ou plusieurs  événements/dispositifs/mise en œuvre sur une période de deux mois.
Il s’agit de :

  • Construire une visibilité des objets ainsi que de l’ENSA avec des techniques numériques dans des espaces virtuels (ou physiques ?),
  • Ouvrir de nouvelles possibilités en dématérialisant les oeuvres ou des réassemblages physiques proposant de nouvelles formes plastiques,
  • Rendre visible à travers des temps et des espaces divers et différents d’une exposition traditionnelle.

La question de l’exposition sera interrogée et questionnée à travers les mises en scène et des scénographies.
Cet arc requiert des participants des compétences très diverses, mais chacun n’est pas obligé de toutes les avoir (photographie, vidéo, écriture, voix, danse, mise en scène, connaissances numériques, graphisme, sculpture, conception de mobilier d’exposition).

Évaluation

Niveau d’investissement et engagement dans le projet.
Cohérence de la démarche, singularité et pertinence des réponses et des solutions proposées.

Bibliographie

  • Elisabetta Gigante, L’art du portrait, histoire, évolution et technique, Paris, Hazan, 2012
  • BO « Schlucko » Larson, Zungenwalzer um Mitternacht, fiction de Babette Boucher, vers 2007
  • Alexandra Midal, Politique Fiction (Dossier pédagogique), exposition, Cite du design, Saint-Etienne, 11 mai 2012 au 6 janvier 2013

EXPO / AFFICHE / NARRATION

(récit visuel et art contemporain)
http://2013.labiennaledelyon.com/edition-2013/expo-internationale/artistes/roe-ethridge,9.html
https://critiquedart.revues.org/13261

EXPOSITION / FICTION

https://clementcogitore.com/

QUESTIONNER L’ESPACE D’EXPOSITION

Rémy Dufray, La place du corps dans l’espace d’exposition, mémoire ESAM Paris, 2015
 
 

 L’ARC en 2014-2015 

Enseignants

¬ Monika Brugger, enseignante orfèvre plasticienne
¬ Indiana Collet Barquero, historienne de l’art, histoire du design

– acte 1 – La panoplie de l’intime

– acte 2 – archétype(s) identitaire(s), questions autour de l’objet

Intitulé : méthodologie et mise en œuvre

Contenu

L’ornement corporel, qu’il soit bijou, parure, tatouage, piercing, élément de performance  … constitue les identités dans une culture ou l’apparence compose avec les faits. Élément de communication, il pose quelque chose de notre état d’être au monde. C’est dans ce  quelque chose que la Kosmêtîkê technê peut s’exercer, un soin nécessaire, une attention bienveillante, provocante ou violente au besoin de formulation de notre intime. L’ornement non seulement signe ce que nous sommes et avec qui nous sommes, mais marque également un engagement autant du créateur que du porteur.
Symbole d’appartenance sociale, objet anthropologique, issu de la culture savante autant que populaire, l’ornement est un élément d’étude du monde matériel, celui là même qui participe à construire et reformuler la société.
L’ornement corporel s’est longtemps exprimé dans nos sociétés occidentales au travers du bijou, de la parure. Il est attaché historiquement aux arts décoratifs et plus communément aux métiers d’art. Le bijou contemporain est une discipline artistique issue d’un  savoir-faire et d’une « culture d’atelier » aujourd’hui enseigné dans les écoles d’art.
Les ateliers ne sont pas simplement des lieux d’exécution et d’apprentissage d’un savoir-faire purement technique, mais des lieux « de fabrication de la pensée », articulée autour des qualités intrinsèques du bijou et de l’évolution complexe de « l’ornement corporel ».
C’est aujourd’hui une pratique polymorphe qui s’empare de nouveaux territoires de la pensée et de la création contemporaine – liberté esthétique, utilisation des technologies actuelles, recours à divers matériaux – pauvres ou nouveaux, attitudes conceptuelles et critiques – de ces nouveaux positionnements vont naître de nouvelles formes et des approches inattendues.
Nous proposons un ARC de recherche théorique et pratique autour de la question de  l’ornement et du corps. Les réflexions et les travaux s’articuleront autour de symboles choisis en lien avec la culture contemporaine. Il s’agira d’aborder la question de l’ornement corporel comme objet social qui réinvente l’humain, et crée une interface entre l’intime et le public.

Objectif

Il s’agit de mettre en œuvre la question de la construction d’identités (masculin/féminin/groupe culturel/genre…) à travers l’élaboration d’objets. La recherche de formes, des techniques de mise en œuvre et leurs mises en « espace final », se fera de manière conjointe et en confrontant les idées par un groupe d’étudiants travaillant dans les options art ou design.

Bibliographie

  • Madeleine Albright, Read my pins, stories from a diplomat’s jewel box, New York, Harper  Collins Publishers, (USA) 2009, 176 pages
  • Marjan Boot, Lex Teitsma, De show van Gijs+Emmy – The Gijs+Emmy spectacle, Mode- en sieraadontwerpen/Fashion and Jewellery Design 1967-1972, Dutch Design Show, Amsterdam, 2014
  • Maren Eichhorn-Johannsen, Adelheid Rasche, 25 000 Years of Jewelry, Berlin – München, 192/202 Staatliche Museum in Berlin, Preussischer Staatsbesitz et Prestel Verlag, 2013, 384 pages
  • Richard Klein, Des bijoux indiscrets, trad. de l’americain (Jewelery talks: A Novel Thesis, 2001), Paris, Editions Autrement Littératures, 2002, 223 pages
  • David Le Breton, Signes d’identité, tatouages, piercing et autres marques corporelles, Paris, Editions Métailié, 2002.
  • Georg Simmel, « Psychologie de la parure », in La parure et autres essais, Paris, Éd. de la Maison des Sciences de l’homme, 1998, 159 pages.
  • Michel THÉVOZ, Le corps peint, Genève, Éd. d’Art Albert Skira S.A., 1984, 138 pages.
  • Jan Waalgrave, Sieraad symbol signal, the jewel – sign and symbol , Koning Fabiolazzal, Antwerpen, 1995

Modalités

semaines 51, 5, 7
du lundi au vendredi de 11h00 à 18h00
du mardi au jeudi de 9h00 à 13h00 et de 14h00 à 18h00
vendredi de 9h00 à 13h00

Sont concernés

les années 3, 4 et 5 art et design / Master 2 CCIC

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Les bijoux présentés en entête de page sont de :

  • collier > Fanny Cavan, étudiante en A5 mention design d’objets
  • bracelets >Elvire Blanc Briand, designer, DNSEP mention design d’objets, ENSA Limoges 2017

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