Photo : Améliane Jouve, visages cadavériques en savon

Améliane Jouve

Améliane Jouve est en résidence d’artiste du 1er au 30 mars 2021.

Améliane Jouve est artiste plasticienne diplômée de l’ENSAD TALM-Angers, elle travaille l’installation, la sculpture et l’édition.

Des vastes paysages que l’on explore aux territoires fragmentés que l’on construit, la pratique d’Améliane s’inspire des relations que nous créons avec les lieux et leurs limites. A ce titre, la frontière est devenue une problématique centrale de sa démarche artistique. Les enjeux de déplacement contraint, de considération et d’obéissance à une autorité qui sont propres à une ligne de démarcation, sont les fondements de ses réflexions et elle cherche à les traduire dans l’espace d’exposition. Dans ses pièces, elle recherche une tension entre l’interdiction d’approcher (induit par la réglementation curatoriale) et la potentialité de la transgression. Ainsi, le visiteur est placé dans une posture de pouvoir qui le lie au devenir de l’œuvre. Le mur en papier tombe, la carte en terre s’érode, la frontière de sel se dissipe… Outre les matériaux et les techniques choisis pour servir les concepts développés, le comportement du visiteur est un élément déterminant du processus créatif.

Aujourd’hui, Améliane Jouve se détache des préoccupations territoriales pour s’intéresser à une autre dimension de la limite à travers la notion de passage vers l’au-delà. Ses recherches actuelles portent sur les rites funéraires et les gestes d’accompagnement des corps dans l’ultime franchissement. 

La résidence à l’ENSA Limoges est pour elle l’occasion de réaliser des sculptures de drapés en faïence qui feront partie d’une installation exposée au Centre de Conservation et de Restauration du Patrimoine Corse à Calvi. L’exposition « Mes mains s’en souviennent » qu’Améliane Jouve a conçu pour cette institution et qui sera inaugurée le 25 juin 2021 à Calvi, a pour thématique les gestes prodigués aux dépouilles pour honorer leur mémoire. C’est dans ce contexte que les drapés évoquant des linceuls supporteront des sculptures de visages cadavériques en savon. Les visiteurs pourront utiliser l’eau mise à leur disposition et toucher les visages. Ainsi, ils réactiveront des gestes funéraires et participeront à la dissolution des visages jusqu’à leur disparition.

En savoir plus sur le travail de Améliane Jouve

Le mardi 16 mars 2021,  Améliane Jouve nous a présenté son cursus ainsi que le projet développé dans le cadre de sa résidence à l’ENSA Limoges.

→ Voir ou revoir sa conférence :

 

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